LE ROI DE MER
BALLADE
î May gtacioM es, la DoncriU
; Como es hermosa y bella!
Gn. Vincente.
Seule, accoudée aux créneaux de la tour, La blonde enfant du Kôning de Norvège , Les yeux rêveurs, penchait son front de neige Ver* l'Océan qui grondait à l'entour.
La mer montait, vaste , profonde et fière ; Â l'horizon , la lune au front changeant Sortait de Fonde, et son disque d'argent Versait à peine une blanche lumière.
Du sein des flots lentement entr'ouverts
Serhble monter une figure vague ,
Qui se dessine au travers de la vagué :
C'est un jeune homme au corps pâle, aux yeux verts.
La vierge a vu , terrifiant prodige !
Un regard fixe enchaîner son regard ; Sa voix s'éteint, son œil devient hagard , Elle a senti les frissons du vertige ;
Car ce jeune homme est un roi de la mer; Il nage, il sort de la vague azurée, Et malgré soi , vers l'abîme attirée, L'enfant se penche et tombe au gouffre amer.
Nul n'entendit ses plaintes étouffées; L'onde un instant bouillonna près du bord ; L'enfant n'eut pas d'autres hymnes de mort , Que la chanson des Elfes et des Fées.
— « Viens l disaient-ils, blanche perle du Nord ! Viens te bercer à notre doux murmure.
Moins belles sont que ta pâle figure Les fleurs des mers où ton œil bleu s'endort.
« Nous t'aimerons , nous les Elfes des grèves , A toi nos dons, nos trésors les plus beaux , Les fleurs des rocs, les diamants des eau*, Et nos palais plus brillants que tes révesl
« Viens avec nous ! Loin de ton soi neigeux , De notre roi tu deviendras l'épouse ; Ton ciel sera la mer vaste et jalouse ; Tu régneras sur l'empire orageux.