‹ Poésies (volume 2)Chapitre 176 sur 208 · LE NOM DE MA MÈRE · texte numérisé non relu

LE NOM DE MA MÈRE

La splendeur de sa noble tête N'était pas la beauté d'un jour Que le temps en passant nous prête Et qu'il nous reprend sans retour,

C'était la flamme intérieure, L'éclat, rayonnant au dehors, D'une âme plus tendre et meilleure Que les âmes des autres corps ;

Un je ne sais quoi de céleste Qui faisait de son cœur mortel, A la fois sublime et modeste, Le tabernacle d'un autel.

Demande à Dieu dans ta prière Qu'il t'accorde le même don.

Mon Àlide, sois héritière De son cœur comme de son nom.

Car, toujours humble et salutaire, Elle allait répandant le miel :

C'était un ange sur la terre; C'est une sainte dans le ciel!1

Saint-Gaultier, septembre 1854.

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