L'ANGÉLUS DE MAI
Les longs râteaux n'agitent plus le foin. Chaque tète s'incline Et mille voix en chœur, A vous , reine divine, Adressent leur prière avec l'élan du cœur.
Dans ses parfums comme dans son ramage, La fleur des champs comme l'oiseau des bois , Tout se confond pour un suave hommage, Et l'univers n'a qu'une seule voix.
Vous êtes , Vierge sainte,
Le vœu, l'espoir, le but;
A la cloche qui tinte Tous les cœurs ici-bas vont répondant : « Salut ! »
« Salut , Marie ! amour, bonheur des âmes ! Le Tout-Puissant , du haut de l'infini , Vous a bénie entre toutes les femmes , Et Jésus-Christ , votre enfant, est béni.
Priez pour nous, Marie,
Mère du Dieu sauveur ;
Priez pour qui vous prie, Puis, au jour du trépas , priez pour le pécheur ! »*