‹ Poésies (volume 2)Chapitre 44 sur 208 · UN TOIT HOSPITALIER · texte numérisé non relu

UN TOIT HOSPITALIER

Je pars, et dans mon cœur je t'emporte en silence, Des bords que j'ai quittés , aimable souvenir. On m'entendra toujours avec reconnaissance , . 0 toit hospitalier, t'aimer et te bénir !

Que jamais dans ses dons l'Éternel ne t'oublie , Que l'orage t'épargne, ô toit hospitalier! Car j'ai trouvé la joie et l'amitié chérie, Hôtes charmants, assis autour de ton foyer.

D'un manteau verdoyant que la paix t'environne; Que pour tes habitants les jours soient sans douleurs; Que les ans tour à tour embaument ta couronne De la saveur des fruits et du parfum des fleurs.

Toi, n'en sois point jalouse, ô ma chère Neustrie ! Ton doux nom dans mes chants ne fut pas oublié. Tu m'as donné le jour; mais, pour moi , la patrie Est partout où mon cœur rencontre l'amitié.

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