CHARITE
Met l'épargne du lendemain ; Gardant à chacun , douce et bonne , Son trésor d'amour et d'aumône Pour tous les malheurs du chemin.
Ce sont enfin ceux à qui coûte Le bienfait sué goutte à goutte , Né du long travail de leurs mains ; Ceux-là, dans le séjour de l'homme, Passent sans qu'une voix les nomme ; Ils craignent l'écho des humains.
Cependant leurs mains toujours sûres Guérissent toutes les blessures , Leur bonté tarit tous les pleurs; Et leur nom , à travers son voile , Comme une consolante étoile , Brille dans la nuit des douleurs.
À ceux-là , mon Dieu , l'auréole !
Anges, pesez leur sainte obole Dans la balance du Seigneur; Que pour le bienfaiteur modeste Soit toute la gloire céleste , Car le ciel même est dans son cœur !
LA CRECHE