‹ Poésies (volume 2)Chapitre 81 sur 208 · ENVOI · texte numérisé non relu

ENVOI

A vous ces vers , enfants d'une heure de tristesse ! Mais, tout empreints qu'ils soient d'une sombre langueur, Ne croyez pourtant pas que je pleure sans cesse, Et que toute espérance a délaissé mon cœur.

Lorsque je vous revois , dans votre gai parterre , Au milieu de vos fleurs d'azur, de pourpre et d'or, Je crois qu'il est pour nous du bonheur sur la terre , Je crois que l'homme est bon , et que Dieu Faime encor ;

Car votre cœur est pur comme le frais dédale De ces fleurs que Dieu montre à notre œil enchanté ; Et , sur votre passage , autour de vous , s'exhale Un parfum de tendresse et de sérénité.

Oh ! vous êtes si bonne ! oh ! quelle peine arrière Ne s'adoucirait pas avec votre pitié !

Vous avez le sourire et l'âme de ma mère ; Comme elle , vous avez des trésors d'amitié.

Je me sens plus hetireux Ibrsque le jour fidèle

Vers votre toit champêtre a ramené mes pas," %

Et lorsque je reviens demander ma pareelle

De ces trésors du cœur qui ne s'épuisent pas !

Limeil, juillet 1840.

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