ENVOI
A vous ces vers , enfants d'une heure de tristesse ! Mais, tout empreints qu'ils soient d'une sombre langueur, Ne croyez pourtant pas que je pleure sans cesse, Et que toute espérance a délaissé mon cœur.
Lorsque je vous revois , dans votre gai parterre , Au milieu de vos fleurs d'azur, de pourpre et d'or, Je crois qu'il est pour nous du bonheur sur la terre , Je crois que l'homme est bon , et que Dieu Faime encor ;
Car votre cœur est pur comme le frais dédale De ces fleurs que Dieu montre à notre œil enchanté ; Et , sur votre passage , autour de vous , s'exhale Un parfum de tendresse et de sérénité.
Oh ! vous êtes si bonne ! oh ! quelle peine arrière Ne s'adoucirait pas avec votre pitié !
Vous avez le sourire et l'âme de ma mère ; Comme elle , vous avez des trésors d'amitié.
Je me sens plus hetireux Ibrsque le jour fidèle
Vers votre toit champêtre a ramené mes pas," %
Et lorsque je reviens demander ma pareelle
De ces trésors du cœur qui ne s'épuisent pas !
Limeil, juillet 1840.