A UN RELIGIEUX
Couvert de votre habit comme d'un blanc linceul, Vous êtes donc heureux, ô Vénérable Père if Oubliant, oublié, dans une paix prospère, Si vous vivez encor, ce n'est que pour Dieu seul.
Non! vous ne vivez plus! Ailleurs votre âme espère; Elle est comme l'encens du lys et du glaïeul. Rachetant le péché du primitif aïeul, Vous avez sous vos pieds écrasé la vipère.
Notre monde est pour vous comme s'il n'était pas.
Renonçant avant l'heure aux rêves d'ici-bas,
Vous n'avez plus de nom dans nos langues mortelles.
Vous êtes la brebis au bercail du Seigneur; Pour remonter à lui vous demandez des ailes : Vivre est pour vous le deuil, et mourir le bonheur.
îVÏ^HJ?ïO:^î>^CAiîS'xOÏL*^