‹ Poésies (volume 3)Chapitre 22 sur 78 · MALADE · texte numérisé non relu

MALADE

Le Printemps est à son aurore; Déjà voici renaître Avril; L'oiseau reprend son gai babil, Et pourtant tu souffres encore.

A pareil jour, un peuple vil Insultait celui qu'on adore, Le Dieu que nul en vain n'implore; Recours à lui dans ton péril.

Vois! j'ai cueilli ces aubépines,

Qui te diront : — « En tes douleurs,

Souviens-toi des douleurs divines!

» Quand tes maux t'arrachent des pleurs, Songe au Dieu couronné d'épines; Car les épines ont des rieurs! »

Jeudi-Saint 1871.

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