‹ Poésies (volume 3)Chapitre 23 sur 78 · POUR MADEMOISELLE LOUISE LOISY · texte numérisé non relu

POUR MADEMOISELLE LOUISE LOISY

Regardez-la passer, grande, svelte, l'œil noir, Le profil grec, le front où la candeur respire, Sereine, et, cependant, inhabile au sourire : Elle est belle, et son cœur ne veut pas le savoir.

Elle a sacrifié son bonheur au devoir, Quand le canon tonnait sur la cité martyre; L'ardente charité la conduit et l'inspire. Inclinez-vous ! Dieu même est heureux de la voir !

Rendez-lui son sourire, à la triste exilée; Assez elle a souffert lorsque, dans la mêlée, Elle accourait au cri de nos soldats blessés,

La main pleine de baume et l'œil plein d'espérances Son regard guérissait ceux qu'elle avait pansés; C'est la Vierge de Metz, l'ange des ambulances.

"Vichy, août 1874.

SONNAT XXV

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