‹ Poésies (volume 3)Chapitre 26 sur 78 · L'INVITATION A LA VALSE · texte numérisé non relu

L'INVITATION A LA VALSE

L'adorable Allemande aux grands yeux de pervenche! Sa tête s'inclinait comme au vent un roseau; Un léger incarnat nuançait le réseau De sa peau délicate : elle était blonde et blanche.

Ses longs cheveux de lin roulaient en avalanche; C'était Thonneur du bal, et sa taille en fuseau Du pieux Owerbeck eût tenté le pinceau... Vers elle en souriant je m'approche et me penche :

— « Madame, voulez-vous m'accepter pour valseur? » Elle leva ses yeux rayonnants de douceur, Sa tête ravissante et pleine d'espérance ;

Et moi, j'allais saisir sa main avec transport... Dieu juste! Elle portait une bague de France, Arrachée à Sedan au doigt d'un soldat mort.

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