‹ Poésies (volume 3)Chapitre 58 sur 78 · RETROUVÉ DANS LES CENDRES · texte numérisé non relu

RETROUVÉ DANS LES CENDRES

Ce médaillon, deux jours perdu, Le voilà sauvé de la flamme.

Séchez vos pleurs, calmez votre âme :

Je le tiens! il vous est rendu.

Que renfermait-il? Je l'ignore.

Etait-ce le deuil ou l'espoir ?

Hélas ! j'ai trop peur de savoir Ce qu'il peut contenir encore :

Un débris vague et consumé, Qui s'enfuirait à votre haleine, Un peu de poussière incertaine...

Laissez-le pour jamais fermé.

Sans l'ouvrir gardez-y la cendre De vos rêves inaccomplis.

Le cœur humain a des replis Où l'œil ne doit jamais descendre.

qS SONNETS ET FANTAIS1KS

D'un bonheur longtemps caressé En lui nous avions mis le germe Y regardons-nous ( Il n'enferme Que les cendres du temps passé.

PANATELLA

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