‹ PoésiesChapitre 11 sur 64 · REMEMBRANCE · texte numérisé non relu

REMEMBRANCE

On conserve des fleurs qui, par le temps séchées, Enivrent d'un parfum qu'on ne peut définir; On cherche en son passé des angoisses cachées, Lambeaux sanglants et morts, mais chers au souvenir.

C'est un plaisir amer, aux heures où l'on souffre , De jeter en arrière un regard éperdu, Et, marin naufragé, de contempler le gouffre Où, sous les flots calmés, dort le vaisseau perdu.

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POEME Lu en séance publique, le 3 mai iS55

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