‹ PoésiesChapitre 22 sur 64 · DE SAINT BERNARD · texte numérisé non relu

DE SAINT BERNARD

Souvenez-vous, très-pure et très-sainte Marie, De ce qu'on nous a dit toujours :

Que jamais ici-bas une âme qui vous prie

Et vous appelle à son secours, Jamais un affligé, réclamant vos suffrages,

N;est demeuré dans l'abandon!

J'accours, je viens à vous, souillé de mes outrages,

Par vous implorant mon pardon.

C'est moi; c'est votre Enfant, ô Vierge toujours Vierge,

Dont l'espoir suprême est en vous !

J'abhorre mes péchés, dont le flot me submerge;

J'embrasse en pleurant vos genoux.

De vous, pour nous sauver, Dieu même a voulu naître,

Marie, écoutez nos aveux; Montrez-vous notre mère et, jusqu'au divin Maître,

Portez nos larmes et nos vœux!

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