LA PRINCESSE MARIE I4I
La lune, à travers la fenêtre, Baisait votre front argenté.
A ce moment venait de naître L'aube de la nativité.
On sculpta votre image, ô Princesse Marie, Dans l'église, au milieu du chœur, Comme la mort vous a meurtrie, Les deux bras croisés sur le cœur.
Quand je vous vis, la lune, à travers la fenêtre, Jetait sur votre marbre un rayon argenté.
A ce moment, venait de naître
L'aube de la nativité.
Vous revivez, ô Princesse Marie, Les deux bras croisés sur le cœur, Sur la rive toujours fleurie Où sont les élus du Seigneur.
Vous êtes telle encor qu'ils vous ont prise, A l'heure où vous étiez à genoux et priant , Si ce n'est que, là-haut, le ciel vous divinise D'un jour plus pur et plus brillant.
Nous vous verrons, ô Princesse Marie, Sur ces rivages inconnus !
Vous êtes l'ange des vertus, Près du trône, où votre âme prie.
Nous verrons un divin rayon Sur votre front charmant paraître.
L'aube du jour de résurrection A ce moment viendra de naître.