‹ PoésiesChapitre 55 sur 64 · LA PRINCESSE MARIE I4I · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE MARIE I4I

La lune, à travers la fenêtre, Baisait votre front argenté.

A ce moment venait de naître L'aube de la nativité.

On sculpta votre image, ô Princesse Marie, Dans l'église, au milieu du chœur, Comme la mort vous a meurtrie, Les deux bras croisés sur le cœur.

Quand je vous vis, la lune, à travers la fenêtre, Jetait sur votre marbre un rayon argenté.

A ce moment, venait de naître

L'aube de la nativité.

Vous revivez, ô Princesse Marie, Les deux bras croisés sur le cœur, Sur la rive toujours fleurie Où sont les élus du Seigneur.

Vous êtes telle encor qu'ils vous ont prise, A l'heure où vous étiez à genoux et priant , Si ce n'est que, là-haut, le ciel vous divinise D'un jour plus pur et plus brillant.

Nous vous verrons, ô Princesse Marie, Sur ces rivages inconnus !

Vous êtes l'ange des vertus, Près du trône, où votre âme prie.

Nous verrons un divin rayon Sur votre front charmant paraître.

L'aube du jour de résurrection A ce moment viendra de naître.

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