‹ Poésies religieuses et politiquesChapitre 3 sur 11 · NOTRE SEIGNEUR IDENTIFIÉ : AVEC SON CLERGÉ · texte numérisé non relu

NOTRE SEIGNEUR IDENTIFIÉ : AVEC SON CLERGÉ

” Les envoyés du Christ sont, je le sais, les prêtres, Ils ont l'emploi divin d'enseigner, de prêcher ;

” De lier et'de délier ma conscience, en maitres, Toutes les fois que j'ai le malheur de pêcher.

-. . ‘Jeles aime, je les écoute. :

E C’est là mà “disposition:

x Les prêtres sont la clef de voûte Du ciel’: de la Rédemption.

. Je cherche Jésüs-Christ : je l'aime.

Puisque, mon cœur peut le trouver - Dans ses prêtres : ma joie extrême

" Est d'aller à Jui, sans me laisser entraver.

Tout ce que le Sauveur dit des pouvoirs. du prêtre : Est l vérité même : et je ne.puis la’ nier. s:, "TA foi m'élevera peut-être "| Un j jour, quoique je-sois aujourd’hui le dernier,

Je crois au Rédempteur, je crois en sa parole. =

. Moi, je suis ignorant : je‘m'en rapporte älui. Je médite : -et je tiens ma raison dans.son rôle. ” L'erreur'est mon plis grand ennui

Denee demie

Avant les j joies de” FEvangile. OS Le monde a dû faire pitié. : ie . Alors qu'Euripide et Virgile . ‘‘ Le

U Etaient les roIs de Parnitié.

Le genre bimais était barbare. :

“I vivait dans la dureté, -

L'amitié certaine: était ère E oct Comme la. franche liberté... :°

ue

* L’Evangile a paru comme-parait la lune, Au milieu de la nuit. ° … Le Cuist ‘a pris du temps a faire sa fortune. ‘. . Mais à douze ans, déjà, son nom faisait du bruit, -

‘Sa parole est cent fois blus belle, Mille fois plus grande que celle D'Alexandre le Grand ou du premier César. .

- Ses accents sont suivis d’une gloire immortelle, . lu “Es sont plus beaux que ceüx du Czär.

L Tésus-Christ parle mieux que les Grecs, lorsque Sparte Immolait ses soldats, en les glorifiant.

| Jest plus ravissant encor que Bonaparte. . .:- -Quand sa Voix et son glaive allumaient Orient.

Ses discours sont plus beaux que ceux de Démosthènes

” Lorsqu'il faisait la lutte à Philippele-Rôt ‘. : Et que sa voix prenait d'enthousiasme Athènes, : -

. En envoyant au cœur des ennemis, Peffroi,

Ses pensers sont naturels et sublimes

Et plus parfaïts que ceux de Cicéron,

* Lorsque son .éloquence interdisait les crimes, Les infidélités, les forfaits de Verron. (1)

‘ Son génie est plus admirable U [ni Que celui de Brougham, de Pitt et d'O’Connel. + De Ne — Test vif: il-est adorable:

C'est les esprit “inspiré du FI de l'Eternel.

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.-® | O Jésus ! ! vous äâvez reçu de -votre Mère, -‘ . Fous l © pinconparbles dons, les dons les plus heureux. . Co t

- Vous avez éclipsé le chef-d'œuvre d'Homére. : +-Aristote et Socrate ont des s livres: fameux:

- L'une des merveilles du monde Les sept sages anciens, illustres fondateurs Ont fait preuve, il est vrai, de sagesse profonde ; . Hs se sont mis avant tous les législateurs. .

Ils ont fondé des villes” Et des peuples puissants.

Leurs institutions politiques, civiles Ont rendu leurs pays, célèbres, florissants.

Mais j'ai beau m'appliquer à leur philosophie.

Je ne trouve en eux rien qui puisse me sauver.

Votre Evangile, O Christ, est sur quoi je me fie. - Vos lois, si je les suis, peuvent me relever.

Tous vos écrits sont bons : ils ont bien plus de grâce Que ceux de Tite-Live ; ils sont plus attrayants

7 Que les Pages d'Ovide et les odes d'Horace Ils sont toujours vrais et, quelquefois, efrayants.

Vous avez l'esprit gai | du Vigneron qui verse,

À tout moment, du vin dans sa coupe, à pleins bords. Le siècle est orageux : votre esprit le traverse .

Avec plus de grandeur qu'Henri cinq “de Chambord.

Vous êtes plus affable en même temps plus grave ."Qu'au milieu de sa éour, Louis quatorze le grand,

Vous planez au-dessus des triomphes d'Octave,

O Jésus! Je ne vois que vot® de conquérant.

C'est vous qui commandez aux “empereurs. aux princes e © Vous les encouragez: parfois vous les fouettez. ‘ - Tous les empires sont à vos yeux des provinces, Les: royaumes ne. : sont pour, vous s.qué des. cités.

Vous êtes héritier de! tous LS diadèmes HAT

: Les rois ‘avec'tous leurs honneurs": ci Et leurs autorités suprêmes D

Sont vos lieutenants:gouyerneurs, - - ::

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Et les. prêtres sont vos Ministres,

Ce sont-eux qui me font savoir | x Que les j joies du mal sont morbides et sinistres Qu'elles mettent dans l'âme un nuage très noir.

Vos Ministres ont soin de mon corps, de: -mon-âme,

L'observation de vos lois Conservent à mon cœur son premier feu : la flamme De la vie, en laissant à mon esprit ses droits.

Vous avez Copié notre belle existence Sur vos penchants divins,\sur vos affections. Vous manqueriez de consistance, Si vous nous défendiez nos. inclinations, ” Mais ce n'est pas ce que vous fités.

Vous aimez que l’homme ait toute sa. liberté.

Vous aimez qu'il se fasse.et des joies“. te °des fêtes, Mais dans la régularité. Fr |

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