‹ Poésies religieuses et politiquesChapitre 4 sur 11 · LA SAINTE VIERGE · texte numérisé non relu

LA SAINTE VIERGE

O Vierge digne de Louanges !

Vous ressémblez à l'Orient.

Impératricé des Archanges

Je me prosterne en vous priant.

Vous êtes plus douce et plus. «grande Que l'Impératrice Augusta

N'est dans la Puissance Allemande, -

Où la main de Dieu l'exalta.

Sainte Vierge ! je vous salue, Car le Seigneur est avec vous, ?

Vous êtes maîtresse absolue

Du ciel : l'épouse de l'époux.

Vous avez ja première place Dans Pempire du Fils de Dieu.

- L'aurore n'a pas tant de grâce

Que vous ; votre amour est de feu.

Bénie entre toutes les femmes,

Jésus le fruit de votre sang,

‘ Jésus le monarque des âmes ient de vous, tout éblouissant.

‘ 1 est béni : les cieux Yadorent” C'est l'Homme-Dieu ressuscité

Les plus beaux feux du soleil dorent Le manteau de Sa Majesté.” °

“Mère du Fils de Dieu ! | Mariel

Priez pour nous, pécheurs, maittenant. h

Dotez l'Eglise et la pafrie,

“D'un calme heureux et permanent, ci

Faites que ma chère famille Donne au prochain de grands secours.

Que mon sang régénéré brille En travaillant-pour Dieu toujours.

Priez Dieu qu’il donne à Marguerite Un esprit de plus en plus franc, Sauvez ma femme humble et petite, Sauvez son cœur obéissant.

Voilà plusieurs fois que ma plume

Essaye, O Vierge, à vous chanter,

Mais par le.mal qui me consume,

J'en arrive à me lamenter.

‘ « Bénissez notre heure dernière, Protégez-nous jusqu’au tombeau, Ab | soyez pour nous Ia lumière . Du soleil qui se couche, beau.

Les harmonies En relief

Des litanies

De Saint Joseph.

Tuteur de Jésus- Christ ! votre main droite et belle

‘ Aveclelys. Le nom que vous portez me rend

La paix: ilréjouit l'Eglise universelle Ti'encourage l'homme en santé, Je mourant.

Le juste expire avec votre. “appui dans l'idée, -

-Le Très-Haut qui voulut vous avoir pour girdien ‘De son Fils Bien Aimé dans l'antique Judée, | Veut que vous demeuriez à jamais du chrétien L’espérance vivante et bien consolidée.

- Aimable Saint. Joséph ! glorieux charpentier !.

- Du'haüt dù ciel, vos mains protègent l'édifice

De l'Eglise du Christ, dans l’universentier, - .. L'archange St Michel ne fait pas d'autre office.

Ste

Avec votre coutume et vos outils d'ouvrier Tel que vous vous offrez à nous, dans les images, Vous êtes mille fois plus beau que le laurier : Couronne de ses fleurs : agréez ‘nos hommages,

Jadis le-Grand Roi Pharaoû Fit du premier Joseph son Intendant Suprême, —— —ÆEtle Dieu Trés Grand de Sion Fait de vous maintenant le régent du ciel même,

O Saint ! Notre Patron ! Priez pour Léon Ti reize Et pour son immense clergé ; Pour la grande race française

Et tout cet univers dont le pape est chargé.

Saint Joseph ! Bénissez la pieuse Italie.

Priez Dieu, s'il vous plait, pour le peuple Espagnol; Pour l'Irlande qu'on humikie ;

Pour la Pologne dont les rois ont fait le vol.

Priez Jésus pour la Bavière, .

Priez pour le peuple Autrichien:" Priez que la Belgique étende la lumière.

. Soyez du Portugal le céleste soutien.

Saint Joseph ! Protégez les nations chrétiennes, Tntercèdez pour les. Hébreux. TL Priez Notré Sauveur pour les Tribus Indiennes.

. Et pour les payens malheureux,

Vous êtes plus puissant.par votre patronage LL Que jamais Empereur ne fut dans aucun âge. -

Vous fûtes du Christ-Roi Je pére dourricier.

Vous eñtes soin de Lui, de sa divine enfance. . Si je pouvais le dire à mon Dien, sans offense, Je dirais : “ Saint Joseph*èst le seul créancier Que vous ayiez, Seigneur : exaucez les-prières—:""

L Qu ÿ fait. pour nous aider d'indicibles manières.” - +

be

O Nôtre Dieu ! Merci que vous nous renvoyiez Aux charitables soins de sa haute intendance ; Et qu’en nous le faisant honorer, vous voyiez. À nous combler des biens de votre Providence.

Saint Joseph ! Demandez 4 Jésus, s’il vous plait,

De mettre dans mon âme un grand regret complet D'avoir transgressé sa loi Sainte : .

Qu'il mé donne un cœur pur, résolu d'observer F4

Cette loi désormais : un cœur plein de sa crainte

Et qui, vers lui, toujours travaille à s'élever.

7 Saint Joseph ! obtenez de Jésus qu’il me fasse En premier lieu , La grande grâce De chercher, de trouver le royaume de Dieu ; 5 Et qu'il m'accorde Selon l'immensité de sa miséricorde, Tous les biens précieux d’ici bas, par surcroit.

Priez le Christ : Ah ! priez le qu’il daigne De plus en plus faire arriver le règne

De la Vérité Sainte et celui du Bon Droit.

Votre protection est visible et frappante.

7 ” De ma sanctification

— Saint Joseph ! élevez vous-même la charpente: Achevez la construction .

De mon salut. Priez Dieu que je me repente, -

"Qué je-sorte du mal dont mes pieds ont la pente.

Soutenez-moi : je veux pratiquer la vertu

- Sur le mêrië chemin que Jésus a battu.

"Que je sois tout à fait saint, avant que je meure. “Aidez-moi, Saint Joseph ! jusquà ma dernière Reure..

Saint Joseph ! aidez-moi vous-même à m’assoupir - D'un sommeil qui n'ait rien de fatal ni d'horrible. Assistez-moi vous-même à mon dernier soupir Pour que ma mort-soit douce, étemplaire et paisible. Et qu'aussitôt après avoir rendu esprit, ; J'entre en partage, avec mon Sauveur Jésus-Christ. Saint Joseph ! vos vertus sont la belle atmosphère Que mes deux poumons ont besoïn de respirer.

Bénissez-moi } je suis lhumble thuriféraire Qui vous encense ; puis-je assez vous admirer ? sfr “ Priez afin que Dieu prenne en douce niémoires, Les fidèles défunts qui sont en purgatoire ; . Surtout ceux qui me sont chers et plus attachés. Qw'Il délivre aujourd” hui de Ja peine des flammes Ceux de nos aïeux dont les âmes Ont besoin que Jésus efface leurs péchés.

Voilà vingt ans passés que j'ai perdu mon père ‘

Et qu'il dort le sommeil i inconnu du trépas.

Le bras dur de la mort m'a pris des sœurs, un frère Très aimés. Saint Joseph ! Ne les oubliez pas.

Conduiséz-les au ciel, s'ils n'y sont pas encore. Ils ont remis à Dieu feur à âme, en vous aimant. " Vite, délivrez les, puisque je vous honore.

Ils vous ont invoqué jusqu'au dernier moment.

L'ARCHEVÊQUE DE SAINT BONIFACE | Alexandre Antonin Taché !

Vous avez accompli des œuvres qui m'enchantent.

Du haut des. Monts- Rocheux, mon front se tient penché ‘Soïs votre main. Mon cœur et mon esprit vous chantent.

Vous avez été fait prêtre chez les Oblats

À la fleur de votre âge. Et depuis, os années

Ont été pour le Dieu qui vous les a ‘dénnées. Evêque à vingt-huit ans, actif et jamais las, : LU Vous avez établi des missions nombreuses, n Nonobstant la misère et des peines affreuses." Vous êtes grand devant moi, parmi les Drélets.

Vous avez du Sauveur annoncé les maximes Au milieu de plusieurs tribus. ‘ Vos leçons ont fermé sous leurs pas des abimes -— D’erreurs et des gouffres d'abus.

Vous leur avez donné la loi surnaturelle Et tous les préceptes divins ‘

De la religion du Christ qui prend sur eJle D'effacer les péchés, et qui bait les deyi ns.

‘Sous votre épiscopat, ‘les familles Métisses LT Ont fait plus de progrès en trente ou quarante ans ‘Que des gouvernements riches, pleins d'injustices ; Leur en auraient fait faire en un siècle de temps.

| | L'éducation eut votre | sollicitude . Plusieurs qui sont instruits ne le doivent-qu'à vous, Ce fut votre habitude :

. De travailler pour tous,

Ta

Tr 30 — .

Vos travaux dot jl je vois briller la noble trace Sont plus profonds que ceux du Congrès dans l’'Utah. Monseigneur, vous avez parmi nous plus de grâce

Que Minnéapolis dans le Minnesota.

Pa

Vous êtes le pivôt de la foi catholique

Autour duquel, Métis canadiens et français Viennent s’amalgamer sans cesse. et sans réplique. Dans ce Nord-Ouest où Dieu leur donne un accès.

Les Métis canadiens français Grandiront sous votre guidance.

Ce triple nom vivra grâce à la Providence J'en serais moins certain si je n'obéissais.

Monseigneur, la beauté de vos vues se déroule

Devant les émigrants en foule.

Comme le sol du Nébraska Votre voix est édifiante.

Votre parole sainte est plus. fortifiante Que les eaux de Kamouraska Ne le sont à ceux qui s'y baignent - Heureux. … .

Sont ceux," À Foi

Qui vous aiment et qui Vous craignent.

#54 . Soixante et dix vous fait honneur,

. Votre autorité salutaire

” À fait du bien à l'Angleterre,

. Sa Puissance vous doit, je pense le bonheur

Des œuvres qu'Elle vante à la Rivière Rouge,

. Mais elle m'a fait mal, aussitôt que je bouge, oo : Jesens Fhorreur des coups que son bras m'a. portés, |

. Monseigneur, je yous-remercie *

-D’ avoir pris-.votre part de nos difficultés.

ee Assuré que, sans vous, une tombe noircie

CT

Fi — 21—

Couvrirait à jamais les cendres de mon corps,

On parlerait de moi comme on fait des victimes

De trente-sept, l'Eglise et mes amis intimes ., Reconnaïitraient, c'est vrai, mes généreux efforts, : Mais je serais-parmi les hommes qui sont morts.

. D'ailleurs, vous le savez, jai compris votre rôle ; 7 Puisqu'au moment voulu, jar pris votre parole. L N ne NT Chaque fois que vos pieds partaiént pour Ottawa, TT Vous me paraïsiez suivre une route aussi rare Que le Mississipi, lorsque son eau sépare Les Illinois de lIowa.

kg -

C'est la religion qui vous a fait prospère, |

En dix-huit cent soixante et onze, le Saint Père, .- Que nous aimions vous fit monter : .

Dans la Sainte hiérarchie.

En vous fortifiant aux yeux de Fanarchie..

. Que vous travailliez à dompter.

“Le Pontife régnant de la ville de Rome ‘ Désireux d’honorer l’archiépiscopat

Vous y promût ; afin que se développät .

De plus en plus votre œuvre approuvé du grand homme.

—’L'évêque de St-Âlbert S'inclina devant vous, avec son diocèse "Et la tribu Montagnaise | | Et les autres indiens que son clergé dessert.

Vous avez un ami fidèle - ‘Un confrère prudent, .un apôtre : modèle ‘Dans Monseigneur Vital Grandin, -" Ses. travaux courageux dissipent les ténèbres . Au loin : et deviendront, peut-être, plus célèbres. Que les. exploits. de Säladin. :

J'ai pu connaître un jour sa charité parfaite, Son souvenir revient souvent

” Egayer mon cœur comme un souvenir de tete,

Je sens qu'il fait gaudir ma plume’en écrivant.

+ Ils savent ce qu'ils font ceux qui l'ont mis au faîte.

#4 Le Saint Evêque d'Anemour Qui donne à Jésus-Christ, aux pauvres, son amour, Avance Etlahce ..

Ses prédications avec Votre support, Aussi bien qu'il ‘il peut dans le Nord.

Sa grandeur « qui vous Moit le respect de sa Mitre Vous est soumise avec ÿes pouvoirs et son titre.

Je me souviens toujoûrs dk Monseigneur Faraud, Jadis auprès de vous, il a dit quelque chose | Pour m'aider. Maintenanf je peux en dire un mot, , Ce mot: c'est merci ;.c "es le mot couleur de rose. L'Evèque d'Ermidel; sanlcher coadjuteur, Chaussé de la raquette el de sa pesanteur, Souffle le dévouement dobt son âme est saisie Dans PAthabaska-McKenzie, Tout droit au Pôle dont son zèle a Ja hauteur.

… De quel pays heureux est donc originaire

Ce courageux missionnaire ? .

Ah! c’est dyrbeau pays de France ; Eh bien! Salut ! L

- Emparez- us du Nord.’ . Faites fondre la glace ©

Bout - ,- : :

Au feu-de votre cœur, infatiguable élu!” chez | il Faites du bien ! Qw un Dieu Bon vous en fussel

Archevèque Taché i Vos grands Vicariais : CUT Apostoliques, sont d’autorité plus.forte ee Ames yeux de chrétien, que les Viziriats ; : ‘+ © -: - Autrefois gi fameux de Ja Sublime Portes. os

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, Vous pouvez bien mettre les gants .

Blancs de la grâce et ceux de votre Seigneurie, Habillez-vous dans la. soierie’ ° . Des grandeurs de l’Église! ah! vos pieds élégants : Ont le droit de chausser la céleste chaussure, - . Puisqu'en vous‘infigeant mainte et mainte, blessures Vous avèz fait lés pas du ciel. Vos suffragants | Ont en soin le beau champ de votre immense course, Ils gravitent autour de votre trône aimé | Comme autour.du Pôle allumé . LL TO Les étoiles de la Grande Ourse. Le

Les Monts-Rocheux sont des remparts Que franchit aisément le feu de vos regards.

Vos juridictions, votre archidiocèse ‘ Ne comprennent:ils pas la Colombie‘Anglaise ?

Mes illustres Seigneurs d’ Herboniez et Durien, Angéliques acolytes ‘ "Vous servent au nom de Dieu.

Ils ont le cœur plus pur que les aérolites Dont l'éclat se répand au milieu de la nuit, Sous la voûte des cieux, sans y faire de bruit, La mer vient vénérer sui les sables sauvages Le Prélat de Marcopolis.

Et son front se prosterne, humble, sur ses rivages, | Devant la crosse d’or de Militopolis. »: D

La mer vient encenser de $a ‘vague éloquénte Votre äutorité dans ses ports.

-Et de'ses beaux roulies la caresse fréquente: Embrasse votre sol, en chérissant ses bords.

Vous êtes revêtu de a: Grâce Divine.

“Le plus beau ‘des océans “Fait monter comme en colline c!, Sa lame pour tâcher de vous voir : ilincline | Pour | vous ses flots.bienséants. | :

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