‹ Poésies religieuses et politiques [microforme]Chapitre 6 sur 14 · AS · texte numérisé non relu

AS

ee de ee ES : o - = EE e nn agi ls gd Pt eng eme DE ee ae

Le soleil qui descend de l’horizon a hâte

De passer les pays situés au nadir,

Il court toute la nuit, jusqu’à ce qu’il éclate

Du côté de l’aurore, où je le vois bondir

Le matin, pour venir se mêler à la grâce Qui plane sur l’archevêché, D’Alexandre-Antonin Taché.

L'Eglise de St Boniface

N’éprouve jamais de chagrin,

Sans que le ciel le plus serein

Se contriste et devienne sombre ; Sans qu’on entende au loin le tonnerre gronder Et peu de temps après la foudre se fronder Vou Dans des nuages dont Dieu seul connait le nombre.

Je sais que les politiciens Et v Ont leurs enjeux de politiques, Pour déconcerter ou pour gagner la critique ; 7 Les plus francs ont leurs ruses et leurs petits moyens | Sim

Mais votre conduite est circonspecte, honnête. Des motifs élevés guident vos actions,

Je vous ai vu parmi les chefs et les champions : Vous étiez plus grand qu'eux tous, de toute la tête,

RP | t Vou:

Combien n’avez-vous pas pris de précautions Pour tâcher d’adoucir l’amertume des luttes ? Ah! Lorsque vous voyez se succéder mes chutes | Am Votre voix me donnait des bénédictions.

Vous avez expliqué dans vos écrits lucides Le sens de mes succès, celui de mes revers,

E® vos lettres bien que placides :

Ont souvent flagellé des ennemis pervers. Grâc

Les enfants de St Jean-Baptiste Et la multitude orangiste

bre.

)yens

ête.

Parlaient en toute occasion

De se mettre en collision,

Ils étaient partis pour se faire

La lutte la plus sanguinaire, Mais par votre intervention Votre grâce a su mettre un terme

A la grande irritation

Des esprits, vous avez eu la main large et ferme.

Et poussant cri sur cri plaintif

Vous avez de la paix enfin gagné la palme.

Vous avez rassis dans le calme Votre cher pays adoptif.

Vous serez dans l’histoire aussi grand qu’un colosse

Entre le Nord-Ouest et le Haut-Canada,

Votre Pallium fait honneur au Sacerdoce,

Et votre nom s'étend comme le Névada.

Si ma poésie est œuvre de bon poèëte,

Je l'offre à votre Grâce ; et j’en ai du plaisir, Ma langue, Monseigneur, serait presque muette Si vous ne nraviez pas aimé pour me choisir Comme vous l'avez fait d'une manière aimable

Lorsque j'avais douze ans, Je me souviens toujours de quel air agréable

Vous m'avez désigné parmi beaucoup d'enfants, En disant : “ Nous pourrions, je crois, le faire instruire.”

Oh dix-huit cent cinquante-huit !

À mes yeux charmés, c’est Dieu qui vous a fait luire ! Vous êtes l’année, où jeune, l’on m’a conduit

Dans le noble pays de la Nouvelle France Pour me sauver de l'ignorance Et des profondeurs de sa nuit !.…..

Grâce à vous, Monseigneur, j'eus ma place au collège

Des Sulpiciens de Montréal J'eus l'éducation qu’approuve le Saint-Siége,

Et ma jeunesse a vu clair.

Le feu boréal

n + AS er D ee cu dépit

Page 1