ASPERGES ME
Moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main Du Seigneur tout-puissant qui m'octroya la grûcc. Je puis, si mon dessein est pur devant sa faco, Purifier autrui passant sur mou chemin.
J(* puis, si ma prière (\sl de celles qu'allège L'Humilité du poids d'un désir languissant. Comme un païen peut baptiser en cas pressant. Laver mon prochain, le blanchir plus que la neige.
Prenez pitié de moi, Seigneur, suivant l'effet Miséricordieux de vos mansuétudes.
Veuillez bander mon cœur, cœur aux épreuves rudes. Que le zèle pour votre maison soulevait.
iî)2 LITURGIKS INTIMES
Faites-moi prospérer dans mes vœux charitable-,
Et pour cela, suivant le rite respecté,
Gloire à la Trinité durant l'éternité.
Gloire à Dieu dans les cieux les plus inabordables, !
Gloire au Père, fauteur et gouverneur de tout,
Au Fils, créateur et sauveur, juge et partie,
Au Saint-Esprit, de qui la lumière est sortie
Par quel rayon '^ — ainsi qu'une eau lustrale, mon sang boi
Moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main. .
AVFNT
« Dans les Avonts ». comme Ton dit Chez mes pays qui sont rusliqnes Et qui patoisiMit un petit Entre autres usages antiques.
« Dans les Avonls. les eus chantont ». Toute la nuit, grùce à la lune « Clartive » alors, et dont le front S'argente et cuivre diîs la brune
Juscju'à l'aube en peu d'ombre et ces Chante-clair, clair comme un beau riîvc, Proclament jusques à l'excès Le soleil... qui plus tard se lève,
lOi
UTURGIMS INTIMES
Trop tard pour ceux qui sont reclus Au poulailler — tout comme une âme Ne tendant que vers les élus.
Dans le péché, prison infâme, —
Et comme une âme les bons coqs, Vigilants, tels au temps de Pierre, Souffrent, mais, en dépit des chocs D'ombre, chantent, et l'âme espère.