‹ Poésies religieusesChapitre 27 sur 38 · DÉVOTIONS · texte numérisé non relu

DÉVOTIONS

Sécheresse maligne et coupable langueur, Il n'esl remède encore à vos tristesses noires Que telles dévolions surérogatuires, Cumuie des mois de Marie et du Sacré-Cœur,

Eclat et parfum purs de fleurs rouges et bleues, Par quoi l'àme qu'endeuille un ennui morfondu, Tout soudain s'éveille à rcnthousiasme du El sent ressusciter ses allégresses feues,

Canli(iucs frais et blancs de vierges comme aux temps Premiers, quand les chrétiens étiiient toute innocence Hymnes bridants d'une théologie intense Dans la sanglante ardeur des cierges palpitants ;

Gomme le chemin de la Croix, baisers et larmes, Argent et neige et noir d'or des Vendredis Saints, Lent cortège à genoux dans la paix des tocsins, Stahats sévères indiciblement aux si doux charmes,

Et la dévotion, aussi, du chapelet, Grains enflammés de chaste délire où s'embrase L'ennui souvent, où parfois l'excès de l'extase Se consumait au feu des Ave qui roulait ;

Et celle enfin des saints locaux, Martin de France, Et Geneviève de Paris, saints du pays Et des villes et des villages, obéis Et vénérés avec chacun son espérance

Et son exemple et son précepte bien donné,

Ses miracles ! — 0 mœurs plus intimes du culte, i

Eh oui, c'est encor vous, en dépit de Tinsulte, '

Qui nous sauvez, peut-être, à tel moment donné. ,

AdXrS DKî

L'agneau chcnlio l'amoro bruyère, C'est le sel et non le sucre (lu'il pri'fère, Son pas fait le bruit il' une averse sur la poussière.

Quand il veut un biil, rien ne l'arri^te, Brusque, il fonce avee des grands coups lU» sa tèlc, Puis il bêle vers sa mère accourue inquiète...

Agneau de Dieu, qui sauves les hommes, Agneau de Dieu, qui nous com[)tes et nous nommes, Agneau de Dieu, vois, prends pitié de ce que nous sommes,

Donne-nous la [)ai.\ el non la guerre, 0 l'Agneau terrible en ta juste colère, 0 toi, seul Aimcau. Dieu le seul Fils de Dieu le Père.

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