‹ Poésies religieusesChapitre 31 sur 38 · PRUDENCE · texte numérisé non relu

PRUDENCE

Contrition parfaite.

Les anges sont en fètcs Mieux d'un pécheur contrit que d'un juste qui meurt

Bon propos, la victoire Préparée et lu gloire Presque déjà dans l'au-delà sans choc ni heurt.

Absolution sainte, Savourée avec crainte D'en être indigne encor, d'en peut-être abuser.

Rentrée emmi le monde El son horreur profonde Avec un cœur d'amour (jui ne sait biaiser,

232 LITURGIES intImes

Car c'est Tamour divine Qui ijrcvoit et devine Les pièges, le manège et les tours du Péclié.

Garde à toi tout de même, Gare au trompeur suprême, Chrétien certes fidèle encore qu'empêché

Par l'extase première D'avoir vu la Lumière, Et les yeux éblouis et tous les sens tremblants.

0 chrétien nouveau, prie A la Vierge Marie, Et marche vers la bonne mort à pas bien lents.

PEiMTEXCE

[.a Luxure, co moins terrible des pdcliés, Os doux pires de tous, rAvarice et TEnvio, La (jounnandisc, abus risiblo de la vie. Toi, Paresse. l»nir lurre fi tous, à ces péchés,

Ht la Colère, presque belU' eu sa liideur. Avec de faux reflets d'héroïsme, on veut croire, Et l'Orgueil, son grand frère à la gloire illusoire Et tous dans leur révolte horrible et leur hideur,

Pénitence, presque innocence, lu les vaincs. Tu les poursuis, tu les arrêtes et les captes. Sauvent les Ames, par l'excellence des actes, De l'Enfer et de ses milices que lu vaincs.

Oui, tu nous dictes et fait faire d'excellents Actes à cause de l'excellence des causes, Epanouissant, sur les épines, des roses Que la Prière après vient cueillir à pas lents,

Pénitence, du fond de mes crimes affreux, Luxure, orgueil^ colère et toute la filière, J'invoque ton secours, Vertu particulière, Seule agréable à Dieu qui voit mon cœur affreux.

OPPOUTKT ILEUESES ESSE

Oportet hxreses esse.

Car il faut, en effet, encore, Que notre foi, donc, s'édulcorc :

Opportet hœi'c.'^es esse.

11 fallait quelque humilité, Ma Foi qui poses et iL;rimaees, Aiin (juc tu t'édulcorasses ; Et l'hérésiarque entùtc

T'a tenté, ne nous dis pas non, Jusque vers les pires péchés, T'entraiuant du doute impur chez Le Diable t'ouvrant son fanon.

Or, maintenant, courage ! assez De larmes sur l'erreur d'un jour, Songe au pardon du Dieu d'amour.

Opportet haeredes esse.

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