‹ Poésies religieusesChapitre 30 sur 38 · COMPLIES EX VILLE · texte numérisé non relu

COMPLIES EX VILLE

Au sortir de Paris on entre à Xotrc-Dauio.

Le [raca3 blanc vous jette aux accords long- voilés,

L'affreux soleil criard à l'onibre (jui i^c pAtne,

(Jui se pùine aux regards des vitraux conslellés,

i'U l'adoration à l'infini s'étire

En des récitatifs lentement en-allés,

Vêpres sont dites, et l'autel noir ne fait luire Que six cierges, après les flammes du Salul Dont l'encens rôde cncor mêlé des goûts de cire.

Lu clerc a lu : JulCy damne, comme fallut, Et l'orage du fond des stalles se déchaîne De rude psalmodie au même instant ({u'illul.

Le bon orage frais sous la voûte haulaiiic Où le jour tamisé par les Saints et les llois Des rosaces oscille en volute sereine.

Cela parle de paix de Fàme, des effrois De la nuit dissipes par l'acte et la prière. L'espérance s'enroule autour des piliers froids.

C'est la suprême joie, et l'extrême lumière Concentrée aux rais de la seule Vérité, Et le vieux Siméon dit l'extase dernière !

Recommandons notre âme au Dieu de vérité.

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