‹ Poésies religieusesChapitre 34 sur 38 · PAQUES · texte numérisé non relu

PAQUES

Die, nobis, Maria quem vidisti in via.

De Rome, hier matin, les cloches revenues, Exhalent un concert glorieux dans les nues.

L'écho puissant qui flue et tombe de la tour, Vient magnifier l'air et la terre à leur tour.

L'oiseau sanctifié par l'or des salves saintes. Lui-même entonne un hymne aimable et las de plaintes,

Clame l'alléluia sur un air de chanson,

Dans l'arbre, au ras des prés, et parmi le buisson.

L'alouette, un motet au bec, s'est envolée ; Le rossignol a salué l'aube emperlée

D'accents énamourés d'un amour plus brûlant, Et comme lumineux d'un bonheur calme et lent.

Le printemps, né d'hier, allègrement frissonne ; La nature frémit d'aise, et voici que sonne

Partout dans la campagne, au Cd'ur des vieux beffrois, De rallier campanile et du palais des rois,

Et de tous les fracas religieux des villes,

Des Paris aux Mnscous, dos Londres aux Sévilles,

Le frais appel pour l'aime célébration De l'almissime jour de résurrection...

La colombe vole au sillon et l'agneau broute. Dis-nous, Marie, qui tu rencontras en route?

Le fleuve est d'or sous le soleil renouvelé. C'est le Seigneur t en Galilée il est allé ! »

— Ah ! que le cœur n'est-il lavé dans Por du fleuve, Sanctifiée en l'or des cloches Pâme veuve !

Et que l'esprit n'est-il humble comme l'agneau, Blanc comme la colombe en ce clair renouveau

Et que l'homme, jadis conscience introublée, N'est-il en route encore pour la Galilée !

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