‹ Poésies religieusesChapitre 35 sur 38 · ASSOMPTION · texte numérisé non relu

ASSOMPTION

Aujourd'hui c'est ma fête et j'ai droit à des fleurs

(Sous mon autre prénom je n'ai droit qu'à mes pleurs),

Car sachez de bien tous, je m'appelle Marie

Et sous le nom puissant d'une mère chérie

Je me sens protégé du mal et du péché

Qui m'avaient investi grâce au bien négligé.

Je me sais à l'abri d'un monde que j'abhorre

Et dont je ne saurais me séparer encore,

Je me crois défendu contre tout choc et heurt

Par ce nom qui s'en vient prier lorsque l'on meurt .

En ce jour merveilleux de triomphe et de gloire,

Il me semble que j'ai ma part de la victoire.

0 ma femme, entrons donc joyeux, c'est notre droit

Dans le bonheur heureux... et le devoir qu'on doit.

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Mo voici devant Vous, contrit comme il le faut. Je sais tout le malheur d'avoir perdu la voie Et je n'ai plus d'espoir, et je n'ai plus de joie Qu'en une en (jui je crois chastement, et (lui vaul A mes yeux mieux que tout, et l'espoir et la joie.

Elle est honne, elle me conuait depuis des ans. iNous eûmes des jours noirs, amers, jaloux, coupahloSj Mais nous allions sans trôve aux fins inéluctables, Balancés, ballottés, en proie à tous jusants Sur la mer où luisaient les astres favorables :

Franchise, lassitude affreuse du péché Sans esprit «le retour, et pardons l'un à l'autre... Or, ce commencement de paix n'est-il point votre, Jésus, qui vous plaisez au repentir caché 1 E.xaucez notre vœu qui n'est plus que le vôtre.

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