‹ PoésiesChapitre 30 sur 64 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Oh ! tais-toi !

Viendra-t-il parfois ?

Etoiles pures,

N'entendez pas

Comment, sinon, parmi d'obscures Epouvantes, songer plus implacable encor Et comme suppliant le dieu que le trésor De votre grâce attend ! et pour qui, dévorée D'angoisses, gardez-vous la splendeur ignorée Et le mystère vain de votre être ?

Pour moi.

Triste fleur qui croît seule et n'a pas d'autre émoi Que son sombre dans l'eau vue avec atonie.

Va, garde ta pitié comme ton ironie.

Toutefois expliquez : oh ! non, naïve enfant, Décroîtra, quelque jour, ce dédain triomphant..

Mais qui me toucherait, des lions respectée ? Du reste, je ne veux rien d'humain et, sculptée,

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