SCENE
Je m'apparus en toi comme une ombre lointaine. Mais, horreur ! des soirs, dans ta sévère fontaine, J'ai de mon rêve épars connu la nudité !
Nourrice, suis-je belle ?
Un astre, en vérité Mais cette tresse tombe..
Arrête dans ton crime Qui refroidit mon sang vers sa source, et réprime Ce geste, impiété fameuse : ah ! conte-moi Quel sûr démon te jette en le sinistre émoi, Ce baiser, ces parfums offerts et, le dirai-je ? O mon cœur, cette main encore sacrilège,
ÔO HÉRODIADE
Car tu voulais, je crois, me toucher, sont un jour Qui ne finira pas sans malheur sur la tour.. O jour qu'Hérodiade avec effroi regarde !
Temps bizarre, en effet, de quoi le ciel vous garde ! Vous errez, ombre seule et nouvelle fureur, Et regardant en vous précoce avec terreur : Mais toujours adorable autant qu'une immortelle, O mon enfant, et belle affreusement et telle Que..
Mais n'allais-tu pas me toucher ?
...J'aimerais Etre à qui le destin réserve vos secrets.