‹ PoésiesChapitre 54 sur 64 · TOMBEAU I · texte numérisé non relu

TOMBEAU I

Qui cherche, parcourant le solitaire bond Tantôt extérieur de notre vagabond — Verlaine ? Il est caché parmi l'herbe, Verlaine

A ne surprendre que naïvement d'accord La lèvre sans y boire ou tarir son haleine Un peu profond ruisseau calomnié la mort.

HOMMAGE

Le silence déjà funèbre d'une moire Dispose plus qu'un pli seul sur le mobilier Que doit un tassement du principal pilier Précipiter avec le manque de mémoire.

Notre si vieil ébat triomphal du grimoire, Hiéroglyphes dont s'exalte le millier A propager de l'aile un frisson familier ! Enfouissez-le moi plutôt dans une armoire.

HOMMAGE I39

Du souriant fracas originel haï

Entre elles de clartés maîtresses a jailli

Jusque vers un parvis né pour leur simulacre,

Trompettes tout haut d'or pâmé sur les vélins, Le dieu Richard Wagner irradiant un sacre Mal tu par l'encre même en sanglots sibyllins.

HOMMAGE

Toute Aurore même gourde A crisper un poing obscur Contre des clairons d'azur Embouchés par cette sourde

A le pâtre avec la gourde Jointe au bâton frappant dur Le long de son pas futur Tant que la source ample sourde

HOMMAGE 141

Par avance ainsi tu vis O solitaire Puvis De Chavannes

jamais seul

De conduire le temps boire A la nymphe sans linceul Que lui découvre ta Gloire.

Toute l'âme résumée Quand lente nous l'expirons Dans plusieurs ronds de fumée Abolis en autres ronds

Atteste quelque cigare Brûlant savamment pour peu Que la cendre se sépare De son clair baiser de feu

TOUTE LAME RESUMEE 143

Ainsi le chœur des romances A la lèvre vole-t-il Exclus-en si tu commences Le réel parce que vil

Le sens trop précis rature Ta vague littérature

Au seul souci de voyager

Outre une Inde splendide et trouble

— Ce salut soit le messager

Du temps, cap que ta poupe double

Comme sur quelque vergue bas Plongeante avec la caravelle Ecumait toujours en ébats Un oiseau d'annonce nouvelle

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