C.ERULEIOCULI
« Oh I viens dans nia couche de nacre, Mes bras d'onde t'enlaceront; Les flots, perdant leur saveur acre, Sur ta bouche, en miel couleront.
« Laissant bruire sur nos têtes La mer qui ne peut s'apaiser, Nous boirons l'oubli des tempêtes Dans la coupe de mon baiser. «
Ainsi parle la voix humide De ce regard céruléen.
Et mon cœur sous l'onde perfide Se noie et consomme l'hymen.
TiOn.T>^iLL^
ENFANT aux airs d'impératrice, Colombe aux regards de faucon, Tu me hais, mais c'est mon caprice, De me planter sous ton balcon.
Là, je veux, le pied sur la borne, Pinçant les nerfs, tapant le bois.
Faire luire à ton carreau morne Ta lampe et ton front à la fois.
Je défends à toute guitare De bourdonner aux alentours.
Ta rue est à moi : je la barre Pour y chanter seul mes amours,
Et je coupe les deux oreilles Au premier racleur de jambon Qui devant la chambre où lu veilles Braille un couplet mauvais ou bon.