UR UNE AQUARELLE DE LA PRINCESSE M
CAPRICE d'un pinceau fantasque Et d'un impérial loisir, Votre fellah, sphinx qui se masque, Propose une énigme au désir.
C'est une mode bien austère Que ce masque et cet habit long; Elle intrigue par son mystère Tous les Œdipes du Salon.
L'antique Isis légua ses voiles Aux modernes filles du Nil; Mais, sous le bandeau, deux étoiles Brillent d'un feu pur et subtil.
Ces yeux, qui sont tout un poème De langueur et de volupté, Disent, résolvant le problème, « Sois l'amour, je suis la beauté. »
Il6 ÉMAUX ET CAMÉES
L^ M^A'MS^Tl'DE
SUR les tuiles où se hasarde Le chat guettant l'oiseau qui boit, De mon balcon une mansarde Entre deux tuyaux s'aperçoit.
Pour la parer d'un faux bien-être, Si je mentais comme un auteur, Je pourrais faire à sa fenêtre Un cadre de pois de senteur, a^v^'- V
Et vous y montrer Rigolette Riant à son petit miroir, Dont le tain rayé ne reflète Que la moitié de son œil noir ;
Ou, la robe encor sans agrafe, Gorge et cheveux au vent, Margot Arrosant avec sa carafe Son jardin planté dans un pot;