ACTE DEUXIÈME
SCÈTsLE T%E0\CIÈ11E GEORGES, LAVINIA.
LAVINIA
Bonjour, Georges !
Bonjour, Laviuia !
LAVINIA
De grâce, Promets-moi, si tu veux que je t'aime et t'embrasse, Une faveur.
GEORGES
Laquelle ?
LAVINIA
Ordonne à miss Lucy, Fidèle à son bonnet de vieux tulle roussi, De mettre un ruban jaune à la place d'un rose...
GEORGES
Moqueuse !
Et de changer deux fois par an de pose ; Car au monde il n'est rien qui soit plus ennuyeux, Plus monotone à l'âme et plus maussade aux yeux Qu'un horizon toujours borné par une Anglaise Faisant du petit point sur une grande chaise.
GEORGES
Lavinia, ménage un peu ton chaperon...
Qu'as-tu fait ce matin ?
LAVINIA
D'abord j'ai lu Byron, J'ai joué des morceaux de la Marche funèbre Et l'Invitation à la valse de Webre ; Puis, pour me dérider, passant à Rossini Avec sa tarentelle à six-huit, j'ai fini Mamma luici, inaiiima mia! — Je me croj'ais encore A Sorrente, et mes pieds, sur le rythme sonore, Dansaient en même temps ce que chantaient mes mains. Montons-nous à cheval aujourd'hui ?
GEORGES
Les chemins Sont rompus, et le ciel est tout haché de pluie.
LAVINIA
Quel dommage !
GEORGES
Rester à la maison t'ennuie r