SCE'ME II
ARLEaUIN, seul.
Quoi ! vous fuyez, méchante, avec cet air si tendre ! Et la souris, hélas 1 vous partez sans la prendre ! Ah ! les femmes !... pourquoi faut-il que nous soj^ons Toujours acoquinés après leurs cotillons ! Tout irait mieux, si Dieu ne t'avait fait d'un geste Sortir du flanc d'Adam, côtelette funeste 1
// wel la souricière d terre, près de la maison de Coloiiihiiie.
Cette preuve, où l'avoir?... Je ne puis, comme un sot. Aller chez ces païens m'enquérir de Pierrot. Des registres civils aux États barbaresques ! L'imagination, certe, est des plus grotesques! Je souffre, et je voudrais voir mon destin fini D'un excès de polente ou de macaroni.
Mais qui vient? le docteur...
SCEItE III ARLEQUIN, LE DOCTEUR.
ARLEQUIN'
Docteur, je suis malade !...
LE DOCTEUR
Qu'avez-vous?... Trouvez-vous le vin amer, ou fade?
A RLEQ.UIN.
Je le trouve excellent !
LE DOCTEUR
Et le rôti?
Fort bon !
LE DOCTEUR
Que vous dirait le cœur en face d'un jambon ?
ARLEQUIN
Il me dirait, je crois, d'en couper une tranche.
LE DOCTEUR
Montrez-moi votre langue... Elle est rouge, et non blanche Tout ce diagnostic démontre que le mal, A ne pas en douter, est purement moral.
ARLEQUIN
Votre sagacité pénètre au fond des choses Et va donner du nez droit dans le pot aux roses : Oui, mon mal est moral, immoral bien plutôt ; Car je suis amoureux de madame Pierrot !
LE DOCTEUR
De cette affection je connais le remède. Tarissez ce flacon, qu'à prix d'or je vous cède, Pour elle votre amour se trouvera guéri Comme si vous fussiez devenu son mari.
A RLEQUIN.
Je n'en crois pas un mot. Cette liqueur vermeille Qui rit dans le cristal à travers la bouteille, Qu'est-ce ?
LE DOCTEUR
C'est l'élixir de longue vie.
Eh bien 1
Puisque je veux mourir, cela ne me vaut rien.
LE DOCTEUR
Bon ! tuez-vous d'abord, et dites qu'on infiltre.
Vous mort, entre vos dents, trois gouttes de mon philtre,
Plus dispos que jamais vous ressusciterez.
En revenant au jour quel effet vous ferez!
Par ce trépas galant Colombine attendrie
Vous tend sa blanche main, avec vous se marie,
Et vous avez bientôt, heureux et triomphants,
Comme aux contes de fée, une masse d'enfants !
ARLEQUIN
Grand merci! si la drogue allait être éventée? Mais, docteur, dites-moi, par qui fut inventée Cette rare liqueur, dont les philtres si forts Conservent les vivants, rendent la vie aux morts ?
LE DOCTEUR
Chez nous, de père en fils, on en sait la recette; Et depuis cinq cents ans nous la tenons secrète.
ARLEQUIN
Vos grands-parents alors ont dû vivre bien vieux? Sans doute vous avez encor tous vos aïeux ?
Nous ne pourrions jamais hériter, de la sorte! Et, comme de la vie il faut que chacun sorte, Pour n'être pas contraints de nous assommer tous, C'est chose convenue et réglée entre nous : Aux vieillards, à cent ans, Félixir se retranche, Et, comme des fruits mûrs, ils tombent de la branche.
ARLEQUIN
C'est très joli...
LE DOCTEUR
Prenez mon flacon...
ARLEQUIN
Non, vraiment !
Je préfère mourir en véritable amant, Et je cours me tuer, au seuil de Colombine, D'un coup de coutelas ou bien de carabine.
LE DOCTEUR
Et moi, je vais ailleurs chercher quelque nigaud Q.ui veuille pour ma fiole échanger son magot.
Le docteur rentre chei lui, Arlequin sort par la gauche. A ce moment, Pierrot parait au fond du the'âirc.
SCÈ'hLE IV
PIERROT, seul.
Mouillez-vous, ô mes 3'eux ! et toi, lèvre attendrie. Baise, sur le pavé, le sol de la patrie !
Aspirez, mes poumons, l'air du natal ruisseau !
Bonjour, Paris I... Salut, rue où fut mon berceau!...
Le cabaret encor rit et jase à son angle :
A ce cher souvenir l'émotion m'étrangle ;
Mon nez qui se dilate aspire avec douceur
Les parfums que répand l'étal du rôtisseur.
Rien n'est changé... Voici la maison de ma femme...
Pauvre femme !... J'ai dû fiiire un vide en son âme!
Il le fallait : j'ai fui... Je ne sais pas pourquoi
La justice s'était prise d'un goût pour moi;
Elle s'inquiétait de mes chants à la lune,
De mes moyens de vivre et de chercher fortune.
Pour lui faire sentir son indiscrétion.
Je rompis, un beau jour, la conversation.
Et j'allai, n'aimant pas qu'en route on m'accompagne.
Errer incognito sur les côtes d'Espagne,
Où je fis connaissance avec d'honnêtes gens.
Très peu questionneurs et très intelligents.
Nous menions, sur la mer, une charmante vie,
Quand notre barque fut aperçue et suivie
Par un corsaire turc plus fin voilier que nous.
Mes braves compagnons se firent hacher tous !
Comme il faisait très chaud, moi, de crainte du hàlc,
J'étais allé chercher de l'ombre à fond de cale ;
Mais bientôt, de mon coin brutalement extrait.
Je sentis à mon col un nœud qui le serrait.
Ma pose horizontale en perpendiculaire
Se changea. J'aperçus, dans l'onde bleue et claire.
Un reflet s'agiter et s'allonger en /,
Je fis un entrechat, et couac..., tout fut fini !
Qiiel moment!... Mais le ciel, dans sa miséricorde.
Voulut que l'on coupât un peu trop tôt la corde ;
Je tombai dans la mer, et, des vagues poussé.
Par des pêcheurs je fus, près du bord, ramassé.
256 THÉATREENVERS
C'est jouer de bonheur ! Pourtant cette aventure Me donne, dans le monde, une étrange posture ; Et c'est une apostrophe à rester confondu, Si quelqu'un me disait : « Voyez Pierrot pendu ! >
SCÈ'N.E V PIERROT, ARLEQ.UIN.
ARLEQUIN, qui est entré sur le dernier vers de Pierrot.
Hein !... que dites-vous?...
PIERROT
duoi?...
ARLEQUIN
Vous parliez, ce me ser De Pierrot?
PIERROT
J'en parlais...
ARLEQUIN, à part.
D'émotion, je tremble!...
Haut.
Vous le connaissez donc?...
PIERROT, à part.
C'est d'un bête inouï !
Il me demande à moi si je me connais !
Oui, Intimement, monsieur.
ARLEQUIN
Bien. Vous savez sans doute Qu'il voyagea beaucoup et se fit pendre en route?
PIERROT
Il fut pendu, c'est vrai!...
ARLEQUIN
Cela me charme fort !
PIERROT
Monsieur!...
ARLEQUIN
S'il fut pendu, j'en conclus qu'il est mort.
Vous croyez î
ARLEQUIN
Quel bonheur !... Il faut que j'exécute. Pour son De profundis, ma plus belle culbute!
PIERROT, à part.
Ce qu'il dit m'a troublé.
Haut.
Monsieur, modérez-vous!
ARLEQUIN
Laissez-moi me livrer aux transports les plus fous !... Pierrot est mort!... vivat!...
PIERROT, à part.
Quel air de certitude !
En mon esprit je sens naître une inquiétude ; J'ai le droit d'être mort, si je n'en use pas ; Plusieurs sont enterrés pour de moindres trépas.
ARLEQUIN
Du décès de Pierrot vous rendrez témoignage.
PIERROT
Mais...
Répondez!...
PIERROT
Pardon ! cette démarche engage ; J'ai besoin d'y songer, et je ne voudrais point Sur ce grave suiet faire erreur d'un seul point.
ARLEQUIN
Si vous l'avez vu pendre, il ne faut d'autre preuve ; Ah I prenez en pitié les ennuis de sa veuve !
PIERROT
Vous me fendez le cœur! J'espère qu'il est mort... Et s'il ne l'était pas, certe, il aurait bien tort. Mais je veux consulter un homme de science Pour s.avoir...
ARLEQUIN
Le docteur est plein d'expérience ; Il demeure ici près..., là...
Il désigne la maison de droite.
PIERROT
J'y vais de ce pas.
ARLEQUIN
Puis-je compter sur vous ?
PIERROT
Oh I oui..., n'y comptez pas.
// entre che\ le docteur .
SCÈ'ME VI
ARLEaUIN, seul.
Ciel ! que je suis heureux ! Courons vers Colombine. Ne courons pas. Pensons... Avoir joyeuse mine, Moi, son futur époux, au lieu d'un air marri, En venant lui conter la mort de son mari. Ce serait lui donner un exemple funeste; Un trépas conjugal est chose grave. Peste! Elle pourrait en prendre à mon intention Trop de facilité de consolation.
Donc, revêtant l'aspect congruant à la chose, Pleurons Pierrot défunt, par l'oeil et par la pose.
// sort par le fond.
26o THEATRE EN VERS
SCÈlsLE Fil
PIERROT, sortant de la maison du docteur.
Je suis mort!... Arlequin disait la vérité:
La pendaison n'est pas bonne pour la santé;
Je m'explique à présent pourquoi j'ai le teint blême.
Pauvre Pierrot, allons I conduis ton deuil toi-même !
Mets un crêpe à ton bras, arrose-toi de pleurs.
Prononce le discours et jette-toi des fleurs,
Orne ton monument d'un ci-git autographe,
Et, poète posthume, écris ton épitaphe.
Q.u'y mettrai-je?... Voyons... : Ici dort étendu...
Non; ce mot fait venir la rime de pendu...
Couché vaut mieux... Pierrot... Il ne fit rien qui vaille
Et vécut sans remords en parfaite canaille I
C'est plus original que hon fils, bon époux,
Bon tière, et caetera, comme les morts sont tous.
Fais ta nécrologie et l'envoie aux gazettes.
Ces choses sont toujours par soi-même mieux faites.
Quel ami je m'enlève, et quel bon compagnon.
Content de mon bonheur, triste de mon guignon !
Comme je me regrette, et comme je me manque I
La douleur me pâlit, la tristesse m'efflanque,
En songeant qu'allongé dans le fond d'un trou noir
Je ne jouirai plus du bonheur de me voir.
Quel coup ! moi qui m'étais si dévoué, si tendre,
Si plein d'attentions, si prompt à me comprendre !
Aussi, reconnaissant de mes bontés pour moi,
Je me ferai le chien de mon propre convoi,
Et j'irai, me couchant sur ma tombe déserte, Mourir une autre fois du chagrin de ma perte.
SCEIsLE FUI PIERROT, LE DOCTEUR.
Vous êtes encor là !
PIERROT
Mais, à ce qu'il paraît.
LE DOCTEUR
Vous sembliez tantôt prendre un vif intérêt A l'ami pour lequel vous consultiez...
PIERROT
Sans doute Avec ses dents j'ai fait sauter plus d'une croûte, Et le vin que je bois passe à travers son cou ; Comme vous l'avez dit, il me touche beaucoup.
LE DOCTEUR
C'était vous, cet ami?
PIERROT
Je n'en eus jamais d'autre.
LE DOCTEUR
Pauvre monsieur Pierrot, quel mallieur est le vôtre I Je vous plains ; être mort de la sorte, c'est dur.
PIERROT
De mon trépas, docteur, vous êtes donc bien sûr?
LE DOCTEUR, à pari.
Est-il bête!
Haut.
J'en ai la triste certitude.
J'ai de semblables cas fait une longue étude. Et les pendus jamais n'ont bien longtemps vécu. Mais pour que vous soyez pleinement convaincu. Je vais vous disséquer...
PIERROT
Non, non !
LE DOCTEUR
Afin qu'on voie La pléthore du cœur, l'engorgement du foie, La dislocation des muscles cervicaux, Et la congestion des lobes cérébraux.
PIERROT
Je veux bien être mort, mais pas d'anatomie 1
LE DOCTEUR
Comment expliquez-vous cette face blêmie, Ce nez cadavérique et cet œil sépulcral? Vous êtes un vrai spectre !
PIERROT
Ah 1 je me sens plus mal.
LE DOCTEUR
La strangulation pousse à l'apoplexie; Et de l'apoplexie à la catalepsie, Il n'est qu'un pas.
Cessez ce discours inhumain.
LE DOCTEUR
De la catalepsie à la mort, le chemin
Est plus court. Ce chemin, vous l'avez fait, jeune homme.
PIERROT
Grands dieux ! soutenez-moi, je tombe.
LE DOCTEUR
Autre symptôme 1 Les morts sentent mauvais... Vous ne sentez pas bon.
PIERROT. // sent son bras.
C'est vrai, je m'empoisonne.
LE DOCTEUR, à part.
On n'est pas plus oison !
PIERROT
A cet affreux état savez-vous un remède?
LE DOCTEUR
Peut-être; la nature opère, quand on l'aide. Des miracles...
PIERROT
Eh bien ! qu'elle en fasse un pour moi !
Les miracles sont chers et veulent de la foi.
PIERROT
J'ai la foi.
LE DOCTEUR
Mais l'argent?
PIERROT
A travers mes désastres, Dans ma ceinture en cuir j'ai sauvé quelques piastres.
LE DOCTEUR
Montrez.
PIERROT
Voilà.
LE DOCTEUR
C'est peu... Donner mon élixir, Que ne pourraient payer les trésors d'un vizir, Mon élixir divin, pour une ou deux poignées De monnaie exotique et de piastres rognées, C'est un marché de dupe...
PIERROT
Hélas 1 J'ai bien encor Dans mon bouton, cousue, une pistole d'or.
LE DOCTEUR
Bon ! gracieusement déposez la pistole
PIERROT POSTHUME 26s
D'une main, et de l'autre empoignez cette fiole. C'est la vie en bouteille ; et quand vous la boirez, Fussiez-vous plein de vers, vous ressusciterez.
// sort.
SCÈ'ME IX
PIERROT. // débouche la bouteille et flaire.
Pouah ! l'immortalité n'a pas l'odeur suave ; J'aimerais mieux du vin d'Alicante ou de Grave. Mais que vois-je? ma femme en petit casaquin, Qui sautille pendue au bras de l'Arlequin 1 Cachons-nous !...
SCÈ'ME X
PIERROT, à l'écart; ARLEQUIN, C O L O M B I N E .
ARLEQUIN
Mon infante, enfin vous êtes veuve !
COLOMBINE
Un deuil ! moi qui voulais mettre ma robe neuve III. j4
En satin bleu de ciel à paillettes d'argent ! Qiie je suis malheureuse !
Elle pleure.
Hi! hi!
C'est affligeant.
ARLEQUIN
Mais cependant ce deuil vous fait libre, madame.
COLOMBINE
C'est vrai. D'ailleurs le noir sied aux blondes.
PIERROT, à pari.
Quelle âme !
Quel cœur!
COLOMBINE
Et vous avez la preuve de sa mort?
ARLEQUIN
Je l'ai.
COLOMBINE
Pauvre Pierrot ! hi ! hi ! Je l'aimais fort.
PIERROT, à part.
Tais-toi, tu m'attendris 1
COLOMBINE
Il avait la peau blanche, La taille fine...
PIERROT, li part.
Bien!
COLOMBINE
L'humeur joyeuse et franche, L'œil pétillant.
PIERROT, à part.
Très bien ! Qiii jamais aurait cru.
Moi mort, que mes beautés eussent ainsi paru?
ARLEQUIN
La douleur vous égare : il était maigre, blême, Gai comme un fossoyeur qui s'enterre lui-même; Et, quant à cet œil vif qui vous semble si beau, Dans sa face de plâtre on eût dit un pruneau 1
PIERROT, à part.
Drôle I
COLOMBINE
Au fait, il avait le regard noir et louche. Et certain tic nerveux dans le coin de la bouche...
PIERROT, à part.
Tu quoqiie, Brute!
ARLEQUIN
L'âme était digne du corps !
11 ne valait pas mieux au dedans qu'au dehors : C'était un paresseux.
COLOMBINE
Un gourmand.
ARLEQUIN
Un ivrogne.
COLOMBINE
Un poltron.
ARLEQUIN
Un voleur.
COLOMBINE
Un hâbleur sans vergogne.
ARLEQUIN
Un fort piètre sujet.
COLOMBINE
Pitoyable.
PIERROT, fl part.
Parbleu !
J'ai bien fait de mourir, puisque je vaux si peu.
ARLEQUIN
Mais laissons de côté cette triste mémoire. Dites-moi! m'aimez-vous, malgré ma face noire?
COLOMBINE
Cela me changera, mon défunt était blanc; Foin d'un nouvel époux à l'ancien ressemblant!
PIERROT, à part.
Coquine !
Je puis donc, sans qu'elle me repousse, A mes lèvres porter ta main fluette et douce?
Portez.
Hail
COLOMBINE
PIERROT, .( part.
ARLEQUIN
Sans frayeur tu verras mon museau Mettre un baiser d'ébène aux roses de ta peau?...
Je suis brave, essayez...
Pendant h monologue qui suit, Arlequin caresse Colombine. PIERROT, à part.
Ah ! la chienne ! ah ! l'infâme !
Mais que dis-je? Moi mort, elle n'est plus ma femme ; Elle est veuve. J'allais faire un coup maladroit. D'embrasser Arlequin, certe, elle a bien le droit. Comme ils s'aiment! J'ai là, dans ce flacon, la vie. Si je le débouchais? Non! chassons cette envie; Un mari n'est trompé que lorsqu'il est vivant. La scène chauffe fort, je cours risque, en buvant. De me ressusciter précisément pour être... Restons mort, c'est plus sûr..., sauf plus tard à renaître.
COLOMBINE
Calmez-vous, Arlequin.
ARLEQUIN
Non ! encore un baiser I
COLOMBINE
Point.
ARLEQUIN
Si fait, rien qu'un seul !
COLOMBINE
Voulez-vous me laisser !
ARLEQUIN
Non.
PIERROT, à part.
Arlequin va bien ; je suis content, en somme, Et j'ai pour successeur au moins un galant homme.
COLOMBINE
Courez chez le notaire afin de le prier De dresser le contrat et de nous marier; Ce sera de vos feux la plus croyable preuve.
Arlequin sort.
SCEl<iE XI
COLOMBINE, seule. Comment m'habillerai-je? En blanc? non, je suis veuve.
riERROT POSTHUME 27 1
De le faire pourtant j'aurais presque le droit, Car Pierrot, mon défunt, fut un mari bien froid. En rose? c'est trop vif; en bleu clair ? c'est trop tendre ; Lilas réunit tout, c'est lilas qu'il taut prendre.
Elle va pour sortir ; en se retournant, elle rencontre Pierrot.
En croirai-je mes yeux? Ciel! Pierrot! mon époux!