ANTOINE DE BAI F
VOICI l'orme qui balance Son ombre sur le sentier; Voici le jeune églantier, Le bois où dort le silence, Le banc de pierre où, le soir, Nous aimions à nous asseoir.
Voici la voûte embaumée D'ébéniers et de lilas.
Où, lorsque nous étions las, Ensemble, ô ma bien-aimée !
Sous des guirlandes de fleurs.
Nous laissions fuir les chaleurs.
Voici le marais que ride Le saut du poisson d'argent, Dont la grenouille en nageant Trouble le miroir humide ; Comme .autrefois, les roseaux Baignent leurs pieds dans ses eaux.