‹ Poésies (volume 3)Chapitre 25 sur 140 · ANTOINE DE BAI F · texte numérisé non relu

ANTOINE DE BAI F

VOICI l'orme qui balance Son ombre sur le sentier; Voici le jeune églantier, Le bois où dort le silence, Le banc de pierre où, le soir, Nous aimions à nous asseoir.

Voici la voûte embaumée D'ébéniers et de lilas.

Où, lorsque nous étions las, Ensemble, ô ma bien-aimée !

Sous des guirlandes de fleurs.

Nous laissions fuir les chaleurs.

Voici le marais que ride Le saut du poisson d'argent, Dont la grenouille en nageant Trouble le miroir humide ; Comme .autrefois, les roseaux Baignent leurs pieds dans ses eaux.

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