L^4 'DE%'MIE%E FEUILLE
DA N s la forêt chauve et rouillée II ne reste plus au rameau du' une pauvre feuille oubliée, Rien qu'une feuille et qu'un oiseau.
Il ne reste plus dans mon âme QjLi'un seul amour pour y chanter, Mais le vent d'automne qui brame Ne permet pas de l'écouter.
L'oiseau s'en va, la feuille tombe.
L'amour s'éteint, car c'est l'hiver.
Petit oiseau, viens sur ma tombe Chanter, quand l'arbre sera verti
LE T%OU T>U SEX'PEn.T
Au long des murs, quand le soleil y donne, Pour réchauffer mon vieux sang engourdi, Avec les chiens, auprès du lazzarone, Je vais m'étendre à l'heure de midi.
Je reste là sans rêve et sans pensée.
Comme un prodigue à son dernier écu, Devant ma vie, aux trois quarts dépensée, Déjà vieillard et n'ayant pas vécu.
Je n'aime rien, parce que rien ne m'aime. Mon âme usée abandonne mon corps.
Je porte en moi le tombeau de moi-même. Et suis plus mort que ne sont bien des morts.
Quand le soleil s'est caché sous la nue. Devers mon trou je me traîne en rampant. Et jusqu'au fond de ma peine inconnue Je me retire aussi froid qu'un serpent.