‹ PoésiesChapitre 127 sur 145 · LE RUISSEAU · texte numérisé non relu

LE RUISSEAU

LE TIUISSE^4U

Du creux de la roclie moussue La petite source jaillit.

Du Grand-Salève elle est issue, Et deux brins d'herbe font son lit.

Dans l'ombre on l'entend qui bégaie Comme un enfant sur les genoux ; Bientôt plus forte, elle s'égaie Et s'amuse avec ses cailloux.

Elle brode de cascatelles Les blocs à remuer trop lourds, Comme l'on coudrait des dentelles Sur une robe de velours.

Les filles de la flore alpestre, Prenant le frais près de ses eaux.

Écoutent son joyeux orchestre Soutenant le chant des oiseaux.

286 poi-siKs Nou vr. i.i. r.s

Du tous les coins de la moinagiic inics s'y (.ioiincnt rendez-vous ; Chacune amène sa compagne, Et les baisers y sont plus doux.

On n'a que quatre pas à faire Pour trouver au bord du Ruisseau Le cyclamen que Sand préfère Ht la pervenclie de Rousseau.

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