JE SAIS UN NID
Écrin délicieux que dore L.1 jeunesse en traits éclatants ; D'où s'échappe, ailée et sonore, La vive chanson du printemps ;
D'où sort une divine haleine, Comme d'un calice vermeil Qui livre aux souffles de la plaine Son sein tout baigné de soleil.
Nid séducteur où rit l'ivresse, Cachant ses secrètes ardeurs.
Comme une coupe enchanteresse Dont les bords sont voilés de fleurs.
Plus mignon qu'un nid d'oiseau-mouche.
Plus frais qu'un cœur de rose-thé, — Ce nid ravissant..., c'est ta bouche.
Doux paradis de volupté.
Où les désirs, ramiers fidèles, Volent toujours inapaisés, Et vont provoquer à coups d'ailes L'essaim palpitant des baisers !
Sis'né : Théophile Gautier.
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L^ COi'iCÉ'DIE "DE 1^4 SiCORT, iS}S
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