L^ "PETITE FLEU% %OSE
Du haut de la moiitao;iic.
Près de Guadarrama, On découvre l'Espagne Comme un panorama.
A l'horizon sans borne, Le grave Escurial Lève son dôme morne, Noir de l'ennui royal;
Et l'on voit dans l'estompe Du brouillard cotonneux, Si loin que l'œil s'y trompe, Madrid, point lumineux!
La montagne est si haute, Qiie ses flancs de granit N'ont que l'aigle pour hôte, Pour maison que son nid ;
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Car l'hiver pâle assiège Les pics étincclants, Tout argentés de neige, Comme des vieillards blancs.
J'aime leur crête pure, Même aux tièdes saisons D'une froide guipure Bordant les horizons;
Les nuages sublimes.
Ainsi que d'un turban, Cliaperonnant leurs cimes De pluie et d'ouragan ;
Le pin, dont les racines.
Comme de fortes mains, Déchirent les ravines Sur le flanc des chemins,
Et l'eau diamantée Qui, sous l'herbe courant, D'un caillou tourmentée.
Chuchote un nom bien grandi
Mais, avant toute chose.
J'aime, au cœur du rocher, La petite fleur rose, La fleur qu'il faut chercher!
Giiadarrama, 1840.