‹ PoésiesChapitre 45 sur 145 · EN PASSANT PRES D UN CIMETIERE I · texte numérisé non relu

EN PASSANT PRES D UN CIMETIERE I

E'M T^4SS^'hiT

TXES 'V'VK CmCETIÈ%E

Qu'est-ce que le tombeau? — Le vestiaire où l'âme, Au sortir du théâtre et son rôle joué, Dépose ses habits d'enfant, d'homme ou de femme, Comme un masque qui rend un costume loué!

Manche, 1844.

LES TTIOIS GTl^CES 'DE G'IlE'N.^'Dn

A vous, Martirio, Dolorès, Gracia, Sœurs de beauté, bouquet de la tertiiUn, Qiie tout fin cavalier nomme à la promenade Les Nymphes du Jénil, les perles de Grenade, A vous ces vers écrits en langage inconnu Par l'étranger de France à l'Alhambra venu. Où votre nom, seul mot que vous y saurez lire, Attirera vos yeux et vous fera sourire, Si, franchissant flots bleus et monts aux blonds sommets, Ce livre jusqu'à vous peut arriver jamais.

Douce Martirio, je crois te voir encore, Fraîche à faire jaunir les roses de l'aurore. Dans ton éclat vermeil, dans ta fleur de beauté, Comme une pèche intacte au duvet velouté, Avec tes yeux nacrés, ciel aux astres d'ébène. Ht ta bouche d'œillet épanouie à peine. Si petite vraiment qu'on n'y saurait poser. Même quand elle rit, que le quart d'un baiser.

Page 1