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II

l62 H s PAN A

Tes entants, ta femme et tes pioches Pleurent en se tordant les bras.

Ht déjà le sonneur aux cloclies Se suspend pour sonner ton glas.

Le fossoyeur a pris sa béclie Pour te creuser ton dernier lit, Et d'une terre brune et fraîche Bientôt ta fosse se remplit.

Ta chair délicate et superbe

Va servir de pâture aux vers,

Ht tu feras pousser de l'herbe

Plus drue avec des brins plus verts.

Donc, pour n'être pas surpris, frère, Aux transes du dernier moment, Réfléchis ! — La mort est amère A qui vécut trop doucement.

Sur ce, frère, que Dieu t'accorde De trépasser en bon chrétien.

Et te fasse miséricorde ; Ici-bas, nul ne peut plus rien !

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