‹ PoésiesChapitre 69 sur 145 · EPIGRAPHE · texte numérisé non relu

EPIGRAPHE

Donc, sans nous soucier de la morale antique, Nous tous, enfants perdus de cet âge critique, Au bruit sourd du passé qui s'écroule au néant. Dansons gainient au bord de l'abîme béant ! Voici le punch qui bout et siffle dans la coupe : Que la bande joyeuse autour du bol se groupe ! En avant les viveurs! Usons bien nos beaux ans; Faisons les lords Byrons et les petits dons Juans; Fumons notre cigare, embrassons nos maîtresses; Enivrons-nous, amis, de toutes les ivresses, Jusqu'à ce que la Mort, cette vieille catin, Nous tire par la manche au sortir d'un festin, Et, nous amadouant de sa voix douce et fausse. Nous fasse aller cuver notre vin dans la fosse.

LA FARCE DU MONDE, Moralilè.

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PLACiiiiS EN TÊTU DE : 'Daniel joviird (Dans Les Jeunes- Frinice)

QUEL saint transport m'agite, et quel est num délire r Un souffle a fait vibrer les cordes de ma lyre; O Muses, chastes sœurs, et toi, grand Apollon, Daignez guider mes pas dans le sacré vallon ! Soutenez mon essor, faites couler ma veine. Je veux boire à longs traits les eaux de l'Hippocrènc, Et couché sur leurs bords, au pied des myrtes verts, Occuper les échos à redire mes vers.

i>A N I E I. I O V A R 1) , nvnvl sa cotivcrsioii.

Par l'enfer! je me sens un immense désir De broyer sous mes dents sa chair, et de saisir, Avec quelque lambeau de sa peau bleue et verte, Son cœur demi-pourri dans sa poitrine ouverte.

/,/• uiéiiic DANIEL j o V A R D , après sa couvcrsio

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