CHANT HISTORIQUE
(Traduit littéralement du polonais)
En quelque sorte que ce soit, il ne lui fut jamais possible de faire retourner le Roy; car il estimoit trop indigne du lieu qu'il tenoit et du sang dont il estoit sorty, qu'on l'eust veu desniarcher un seul pas en arrière.
Tant que vers le soir, son cheval ayant par les janissaires esté tué sous luy, fut à la fin mis à mort ce très valeureux et invincible Prince, digne certes d'une plus longue vie.
BLAISE DE viGENÈRE, Les Chroniques et Annales de Pologne, 1575.
UNE grande joiirncc en Pologne connue.
Ce fut lorsque naquit à Jagellon un fils : Toute la nation célébra sa venue Avec de joyeux cris.
En ce temps-là Witold, achevant de soumettre Les Russiens du Wolga combattus vaillamment, Revint, et salua le jeune roi son maître D'un tendre enibrassement.
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Soiilcv.iiit li.uilL'niL'iit IV'iit'aiit à tcU' bluiulc, Il dit ceci : « Seigneur de la terre et des cicux, Faites que ce cher prince en tous pays du monde Devienne glorieux. »
Ici l'on apporta des cadeaux de baptême. Witold donna les siens, et puis dans un berceau Coule de pur argent il déposa hii-mcme Le petit roi nouveau.
Il rélevait à bien défendre la patrie; Mais la mort, quand l'enfant eut douze ans, l'emporta. Et Jagellon le vieux s'en allant de la vie, Sur son trône il monta.
Des viles passions il évita l'empire, De Chobry dignement il suivit le chemin; II tint riitat en bride, et le sut bien conduire Avec sa forte main.
Ceux de Poméranie, et ceux de Moldavie, Et ceux de Valachie, en foule accouraient tous Comme à leur roi, devant son trône, à Varsovie, Plier les deux genoux.
Voyant comme c'était un prince grand et brave. Pour avoir son appui, le peuple des Hongrois Lui fit porter en pompe, ainsi qu'un humble esclave, La couronne des rois.
Son pouvoir s'afiermit; et lorsque dans Byzance Le trône des Césars chancelle, près de choir, Rome et le monde entier dans sa seule vaillance Mettent tout leur espoir.