‹ PoésiesChapitre 98 sur 145 · A L IMPERATRICE · texte numérisé non relu

A L IMPERATRICE

^ L'IMTÉ%^T%ICE

SUAVE et pur jasmin d'Espagne Où se posa l'abeille d'or, Une grâce vous accompagne, Et vous possédez un trésor;

Vous, le sourire de la force.

Le charme de la majesté, Vous avez la puissante amorce Qiii prend les âmes — la bonté !

Et, derrière l'Impératrice A la couronne de raj'ons, Apparait la consolatrice De toutes les afflictions.

Sans que votre cœur ne l'entende Il ne saurait tomber un pleur; Quelle est la main qui ne se tende Vers vous, du fond de son malheur':

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Pensive, auguste et maternelle, Tenant compte îles maux souflcrts, Vous rafraîciiissez de votre aile Les feux mérités des enfers.

Ce n'est pas seulement vers l'ombre Que va le regard de vos yeux, Dans la cellule étroite et sombre Faisant briller l'azur des cieux ;

Ce regard que chacun implore, Q.ui luit sur tous comme un flambeau, S'arrête, plus touchant encore, duand il a rencontré le Beau.

L'enthousiasme y met sa flannnc

Sans en altérer la douceur;

Si le génie est une femme.

Vous lui dites : « Venez, ma sœur !

« Je mettrai sur vous cette gloire Qui fait les hommes radieux.

Ce ruban teint par la victoire, Pourpre humaine digne des dieux! »

Et votre main d'où tout ruisselle. Sur le sein de Rosa Bonheur Allumant la rouge étincelle.

Fait jaillir l'astre de l'Honneur!

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