JEAN DUPIN
Dans cet ordre d'idées, le nom le plus ancien que nous connaissions remonte au XIV* siècle. Mentionnons donc, tout d'abord, Jean Dupin (2), nommé aussi, par quelques biographes, Durpain ou Durpin,
(1) XVIll» siècle, Desmoriîlons (Baudet).— Claude Griffel et Antoine-Gilbert Griffet de la Baume.
X1X« siècle, Andraud — Jean-Baptisle-Benoîl Darjaud — Tabbé Boudant — deux membres de la famille de Champfeu — Colomban Chatard — Pierre-Antoine Meilheurat — Durand de la Presle — Gaspard Tourret.
Inutile de dire, qu'au moment où nous écrivons ces lignes notre Bourbonnais possède plusieurs poètes dont les noms sont trop connus pour qu'il soit nécessaire de les reproduire ici.
(2) Un érudit, historiographe de Savoie et de France, Samuel Guichenon, parlait encore au XV1I« siècle, avec éloge, de Jean Dupin.
né vers 1302, en Bourbonnais, probablement dans cette partie qui forme aujourd'hui la commune du Pin (1). Etant devenu moine de Tabbaye de Vaucelles, ordre de Giteaux, diocèse de Cambrai, il mourut, selon Lacroix du Maine, en 1372, dans le pays de Liège et fut enterré dans le monastère des moines de Saint-Guillaume. Le même biographe qualifie aussi notre compatriote de théologien, de médecin et d'orateur, titres qu'il était assurément loin de se donner, puisqu'il prétend dans son poème du Champ vertueux de Bonne vie, qu'il ne sait exprimer, qu'en langage vulgaire, tous les travers et tous les désordres dont il est malheureusement spectateur et qu'il ne rapporte du reste qu'avec la plus entière bonne foi et avec c bonne intencion. »
Si j*ay point dit icy foUie Nul ne m'en doibt en mal reprendre, Car je ne sçay mot de clergie :
Donc j'ay fait par mélancolie Des faits ce que j*ay veu emprendre ; Selon mon sens et mon usaige, Fis ces proverbes en mon langaige.
Sans patron et sans exemplaire.
Je ne suis clerc ne usagez, Ne ne sçay Latin, ne Ëbrieux.
Je suis rude et mal courtois ; Si je dis mal, pardonnez-moy,
(1) Vu la ressemblance des noms. V Ancien Bourbonnais avait déjà produit cette hypothèse.
Je foys par bonne întencion ; Si n*ay pas langue de François ; De la Duché de Bourbonnoys Fust mon lieu et ma nalion (1).
Quoique moine, Jean Dupin imita la liberté de penser et de parler de Jean de Meung qui, sur la demande de Philippe-le-Bel, continua le roman de la Rose de Guillaume de Lorris, témérité qui dût forcément lui susciter beaucoup d'ennemis.
Ce fut, en 1340, à Tâge de trente- sep tans environ, que notre compatriote composa, partie en prose et partie en vers, un ouvrage intitulé : Le Champ vertueux de Bonne vie, appelé Mandevie, ou les Mélancolies sur les condicions de ce monde, composées par Jehan du Pin, tan 1340, divisées en sept parties, escrites en prose; avec une huictième, en vers, appelée la Somme de la vision Jehan du Pin.
Ce manuscrit sur vélin, à doubles colonnes, renfermant cent quatre-vingt-dix pages in-f* se trouve à la bibliothèque d'Orléans. « La première partie, d'après A. Septier qui s'exprime du reste absolument comme l'abbé Goujet, est partagée en sept livres et renferme le récit de ce qu'il feint avoir vu en songe sous la conduite d'un chevalier nommé Mandevie, avec qui il parcourt toutes les conditions des hommes. La deuxième partie, qui contient le huitième livre, est en vers, et roule sur le même sujet ; c'est comme l'abrégé des sept autres livres. Jean Dupin fait passer en revue dans ce huitième
(1) Ces derniers vers font partie du prologue du Champ vertueux de Bonne vie.
livre généralement tous les états, dont il représente en quarante chapitres, et avec beaucoup de liberté, les abus et les vices (1). t La biographie Michaud résume son appréciation, en disant que ce moine bourbonnais c parait s'être attaché surtout à faire des désordres du Clergé une peinture effrayante. » Cet ouvrage aurait été imprimé, avec ce titre : Le Livre de Bonne rie, en 1495, à Ghambéry, et à Paris, environ vers 4520, sous cette dénomination : Le Champ vertueux de Bonne vie.
Une particularité assez curieuse à enregistrer, c'est que lorsque l'auteur se mit à composer son œuvre, il avait déjà vu, comme il le dit lui-même, cinq rois se succéder sur le trône de France :
Je vy en moins de quatorze ans Quatre roys en France régner :
Grans et fors, ce ne veûil celer, Tous furent morts en peu de temps.
Nous emprunterons encore à ce poëme les trois morceaux suivants reproduits par l'abbé Goujet.
L'un est relatif aux avocats qu'il appelle t Clercs de loix » ; jugez par là de ses autres satires.
Clercs ont la langue envenimée.
De faulce paroUe fardée :
Avarice leur est à dextre ; Robes ont d*enyie herminée.
Housse d'ypocrisie fourrée, Chapeau de paresse en la teste ;
(I) Manuscrits de la bibliothèque d'Orléans, etc., par A. Septier, bibliothécaire d'Orléans, chanoine honoraire de la Cathédrale, etc., Orléans, 1820. (N« 380, p. 200 et 201.)
lueurs maisons sont d*yre parées, DVgûeil et de gueule fondées ; De luxure sont leur digeste :
Loyaulté, droicture est faillie, Car tout le sens de cette vie Est transporté en faulceté.
Voici maintenant ce qu'il dit des papes :
Le pape pécher ne pourroit Comme saint Père, ce seroit Alléguer imperfection ; Mais comme homme offenseroit, Ainsi qu'autre cheoir pourroit
Par aulcune temptacion
Le Pape doibt souvent penser Pour nous en vertus avancer ; 11 est Dieu souverain en terre ; De prier Dieu ne se doibt lasser, Tous Prostrés en saincteté passer, S'autrement fait, je dys qu*ii erre.
Tout en passant en revue les travers et les vices des dififérentes classes de la société d'alors, notre moine frondeur relate un certain nombre de faits historiques ; transcrivons ce qu'il dit de la suppression de l'ordre des Templiers par le pape Clément V, en 1312 :
Ou par droit, ou par voulenté Furent les Templiers condampnez ; Pape Clément leur fist tel honte :
Puis fust le Temple transporté A Tospital, non pas donné :
Ce Pape en eut d^argent grant monte.
Avant de quitter ce poème, nous pouvons donner
un spécimen de la prose de notre compatriote (1). Voici donc le commencement de la première partie qui nous fait connaître, de la façon la plus positive. Tannée où elle fut commencée :
c En l'an de l'Incarnation de Jésus-Christ mil trois cens quarante, que Pape Benedic qui fust de l'ordre de Cisteaux, estoit Pape de Romme ; (c'étoit Benoît XI que d'autres nomment Benoît XII) et Loys de Bavieres se disoit Empereur, et tenoit grant partie de l'Empire, oultre le vouloir du Pape ; et lors estoit Messire Phe-
lippe de Valois, Roy d'Angleterre Si entre-
prins à compiler un livre révélé par manière de vision, par exemples de congnoistre le monde et les condicions des personnes qui par le temps d'ores habitent sur la terre, et amender la vie de ceulx qui verront et entendront. »
Jean Dupin est en outre l'auteur, au dire de Claude Fauchet et de Lacroix du Maine, de l'Evangile des femmes, petit poëme en vers alexandrins de douze syllabes, dont le manuscrit se trouve à la bibliothèque impériale , ancien fonds , n® 7218, et qu'il ne faut pas confondre , d'après la bibliographie Michaud, avec le livre des Conoilles (quenouilles), connu aussi sous le titre d'Evangile des femmss , ouvrage très-rare , imprimé à Lyon en 1473 et dont l'auteur est inconnu. Selon Fauchet, l'Evangile des femmes dont il donne le premier vers :
L'Evangile des femmes nous veûil ci recorder,
(1) Bibliothèque française de Tabbé Goujet, t. IX, p. 98 et 99.
est < assez bien fait et plaisant i et se termine ainsi :
Ces vers Jehans du Pain, un moine do Vaucelles Afelmoultfoatilement, etc. (1)
Le XV® siècle nous a donné Henri Baude, t cet enfant < perdu du vieu Parnasse français, » qui naquit, à Moulins, environ vers 1430. A ce premier nom, il faut ajouter ceux de Pierre et de Jeannette de Nesson, ainsi que celui de Jean Robertet que, pour la première fois, nous introduisons dans un travail relatif au Bourbonnais, grâce à M. Ghazaud, archiviste du département de l'Allier, auquel nous devons ces nouvelles indications.
PIERRE DE NESSON.
Le plus ancien membre de la famille de Nesson que nous connaissions est un Jamet de Nesson (2), valet de chambre, gance des coffres ou trésorier de la cassette particulière de Charles VI.
(1) Bibliothèque française de Tabbé Goujet, T. IX, p. 103 et lOi.
(2) D*aprèsBéthencourt, dans ses Noms féodaux, il y avait, en 4506, un Charles de Nesson, écuyer maître de l'hôtel, domaine et seigneurie de Courianssouze, prés Chantelle
Le poète Pierre Nesson ou de Nesson, attaché, dès sa jeunesse, à Jean P^ duc de Bourbon, appartient à la fin du XIV^ siècle et au commencement du siècle suivant. Il occupait, à la cour de ce prince, une charge d'officier de Tordre civil ; il nous apprend du reste lui-même, dans son poème le lay de guerre, que la nature ne l'avait pas doué d'une âme belliqueuse. Ecoutons plutôt la Guerre, le principal personnage, qualifier notre poète de
garçon
Qui mouh nous bail, qu*ou appelle Nesson
Le poursuivant de Paix
Ne ce Nesson, oncques qu*on Taperceut ; Ne se trouva au lieu où il nous sceust £t maintes fois il a laissé son maistre Quand le failloit, au lieu où (eussions, estre.
Tout naturellement, Nesson suivit la fortune de son maître dont Charles d'Orléans, qui savait agréablement plaisanter, nous a laissé ce singulier portrait (1).
Hélas et qui ne Taimeroit De Bourbon le droit bériiier, Qui a Testomac de papier, Et aura la goûte de droit.
Aussi, le 28 avril 1413, fut-il fait prisonnier par les Gabochiens qui avaient envahi l'hôtel de Guyenne où s'étaient réfugiés les Armagnacs auxquels s'était rallié le duc de Bourbon. D'un autre côté, connaissant son caractère plus que pacifique, nous n'étonnerons personne en disant qu'il n'accompagna pas Jean P% le
(1) Bibliothèque française de Tabbé Goujet, T. IX, p.25i.
26 octobre 1415, sur le champ de bataille d'Azincourt, si funeste à toute la noblesse française. Malgré des prodiges de valeur, le duc de Bourbon, fait prisonnier par les Anglais, alla mourir sur la terre étrangère, après dix-neuf ans d'une dure et lointaine captivité. Resté auprès de la duchesse de Bourbon, c princesse belle, dévote, noble et bonne, » de Nesson donna libre carrière à sa muse, pour exprimer, dans le poème dont il vient d'être question, les maux de la guerre et les regrets qu'il éprouvait de savoir son prince retenu en Angleterre, comme l'indiquent ces vers:
El après ce que guerre ot foit son cry, Je retins ce que je peux, etTescry, Pour i*envoyer au bon duc de Bourbon Chevaleureux, afin qu*en sa prison, Là où ne puis aullrement luy ayder.
Je le peusse un peu desennuyer ; Pensant en moy qiril en obliera De ses regrets, taudis qu*il en lira :
Autrement las ! ne le puis-je servir, etc.
Une dernière particularité que l'on peut relever dans la vie de notre compatriote, c'est qu'après la mort du duc Jean, en 1416, il figure comme secrétaire parmi les officiers de cette maison qui reçurent une livrée de drap noir, à l'occasion des obsèques de ce duc.
Pierre de Nesson composa trois poèmes: i^kLayde de guerre, 2° les paraphrases de Job et 3<* t hommage à Notre-Dame.
Le lay de guerre nous semble, dit la Biographie générale de Didot, le plus important des trois, au point de vue politique, moral ou historique. Ce n'est, selon
-••.^■^^^ta
toute apparence, qu'une imitation du Lay de paix qu'Alain Ghartier composa, afin de tenter un accommodement entre Charles VII et la maison de Bourgogne. André Duchesne, dans son édition des œuvres d'Alain Ghartier, Théodore Godefroy, à la suite de son Gharles VI, Tabbé Goujet, dans sa Bibliothèque française, ont reproduit quelques courts extraits de ce poëme qui se trouve au complet, pages 179 et suivantes du manuscrit français n® 1727 de la bibliothèque impériale.
On connaît quatre manuscrits des paraphrases de /o6 indiquées aussi sous les titres de leçons de Job et de Vigiles des morts, à sept psaumes et à neuf leçons et qui ont probablement servi de modèle aux Vigiles de Charles VII dç Martial d'Auvergne. Deux de ces manuscrits se trouvent à Rome et deux à Paris, à la bibliothèque impériale, sous les numéros 578 f** 122 à 129 et 1889. Nous pouvons même ajouter qu'on trouve des fragments de cette œuvre dans les Manuscrits français, etc. de M. P. Paris, T. V, p. 64, et dans le Romvart de M. Keller, p. 631.
L'hommage à Notre-Dame ou Requsste, Oraison, Testament, supplication de P. deNessonà Notre-Ddmesera.it, toujours d'après la Biographie Didot, le plus connu des trois. Il en existe trois manuscrits à la bibliothèque impériale : 1° manuscrit français n® 1642, f=** 326 à 329; 2<» no3939, f°» 26 v^ et suivants ; 3« n« 1889, à la fin. Lacroix du Maine en aurait possédé, paraît-il, uq manuscrit qui commençait par ces deux vers (1) :
(1) Bibliothèque française de Fabbé Goujet, l. IX, p. \1%
Ma douice nourrice pucelle
Qui de votre teudre mamelle, etc.
Disons encore, au sujet de cet ouvrage, que de Nesson nous a laissé sur sa famille, ces quelques vers qui terminent l'édition in-4s sans lieu ni date :
Et quand nous serons trespassez.
Donnez-nous, Madame Marie, La douice perpétuelle vie ; Laquelle doint par sa puissiancc La très-haute divine essence A tous les Nessons et Nessonnes!
€ La première édition des écrits imprimés de Nesson paraît être celle de Robin Foucquet et Jehan Cres, imprimeurs à Bréchant-Loudéac, en Bretagne, datée du 27 janvier 1484-1485, in4« de 6 feuillets. Nous mentionnerons ensuite : Oraison de P. de Nesson à la Vierge Marie, à la fin du grand compost ou calendrier des Bergers, édition de Genève, 1497, petit in-fol. Une autre édition parut sous le titre de Supplication à Nostre-Dame, faite par Maistre Pierre de Nesson (sans lieu ni date, petit in-4® gothique, de 6 f. ; deux gravures sur bois.) Enfin, le Testament de M. Pierre de Nesson, avec une courte notice sur l'auteur, se trouve dans le recueil intitulé : La danse aux aveugles et autres poésies du quinzième siècle, extraites de la bibliothèque des ducs de Bourgogne, Amsterdam, 1749, in-12, p. 170 et suivantes (1). •
Nous avons trouvé, dans le T. IX de la Bibliothèqm française de Tabbé Goujet, une phrase du libraire et
(2) Biographie générale de Didot
auteur Geofifroy Tory de Bourges qu'il importe de transcrire, pour donner une idée de la valeur des œuvres poétiques de Nesson. Cette phrase que nous sommes heureux de reproduire est empruntée au Champ fleury de ce critique de Bourges, publié en 1529, et est ainsi conçue : c Qui pourroit finer les œuvres de Nesson, seroit un grand plaisir pour user du doulx langage qui y est contenu. > 11 ajoute : < Je n'en ay veu qu'une oraison à la Vierge-Marie qui se trouve imprimée dans le Calendrier des Bergiers de la première impression. La dernière impression ne la contient pas, et ne scay pour quoy (1). » En un mot> il place cette illustration bourbonnaise parmi les auteurs qu'on doit proposer comme classiques à la fin, du XV* siècle (2).
JEANNETTE DE NESSON-
Si nous sommes heureux de rencontrer, sous notre plume, un nom de femme, nous n'en regrettons que
(1) Cette même citation se trouve, avec quelques notes, dans l'introduction que M. F. Génin a placée en léte de VEclaircissemerU de la langue française T^àT ieBXi Palsgrave, suivi de la grammaire de Gilles du Guey , publiés , pour la première fois, en France, en
(2) Quoique nous ayons déjà donné les numéros anciens sous lesquels se trouvent, à la Bibliothèque impériale, les différents ouvrages de Nesson, nous croyons devoir ajouter qu'ils sont maintenant classés, dans le nouveau Catalogue, fonds français, ainsi qu'il suit : N«" 7689, 7847, 7886, 7374 (3.3), 783% 8623, 8008 (3.3.5) et 9636.
plus vivement l'absence de documents qui auraient pu nous aider à faire revivre cette personnalité poétique du XV* siècle. Quelques vers de Martin Franc et de Jean Bouchet, tels sont les vestiges bien fugitifs hélas! qui nous font connaître ce personnage. Que chanta cette fille ou cette nièce de Pierre de Nesson ? La guerre et ses misères, les malheurs de la patrie possédée par Tétranger, sa délivrance par la Pucelle ; oui, sans doute, car le cœur de la femme, comme celui de l'homme, sait s'enthousiasmer pour tout ce qui est grand, sacré, heureux et malheureux. Mais, nous aimons à croire, que les saintes émotions de la famille, ses joies et ses tristesses, surent inspirer la lyre de Jeannette de Nesson ; sans quoi, son génie aurait été incomplet, elle n'aurait connu qu'un côté de cette science divine qui devrait toujours se trouver au complet, chez la femme, pour qu'elle puisse remplir dignement le grand rôle que Dieu lui a assigné ici-bas.
Puisque presque tout nous fait défaut, force est bien de nous contenter du peu que nous possédons; transcrivons donc les onze vers suivants.
Donnons d'abord la parole à Jean Bouchet, auteur d'un grand nombre d'ouvrages singuliers en vers et en prose , qui sont encore recherchés des bibliographes. Dans son t jugement poëtic du sexe féminin, » il s'exprime ainsi :
Je n'obliray la subtile Janelte,
Fille à Nesson, qui de rilhme tant necle
Sceut bien user ;
POETES BOURBONNAIS. il
Il la joint, ajoute l'abbé Goujet (1), à Christine Pisan, mère de Gastel, à la femme de Jean, dit Cal* derin, docteur ès-droit, et à celle d'un autre Jean, dit André, qu'il qualifie aussi de docteur.
Voici maintenant, pour terminer, les vers de Martin Franc, dans son < Champion des Dames : »
Et m'esbahi que mol, ne son,
N*a fait de belle Jeannette,
Niepce de Pierre Nesson ;
Elle vault qu'en ranc on la mette,
Car rien n'est dont ne s'entremette ;
Et rappelle on Taultre Mynerve :
Mais que peut faire une femmette?
Par Dieu^ rien ; au moins qui trop serve.