‹ Poètes chrétiens du XVIe siècle: textes choisisChapitre 112 sur 123 · DU BARTA · texte numérisé non relu

DU BARTA

Que le Roy Navarrois, généreux fils de Mars, Meine boire bien tost dans l'herbe ses soldats ; Qu'il se face Seigneur des provinces bornées. Du flol des deux grands Mers et des monts Pyrénées ; Et qu'il voye à la fin par son glaive desfaits Les tyrans de Maroc, de Tunis et de Fez !

Passant parla, mes vœusà leurs voix je marie. Otlroye, ô Tout-puissant! ottroye, je te prie. Ce bon-heur à mes yeux : ottroye que mes vers Sur l'astre de leur los porté par l'univers, Entre les mieux-disans me donnent quelque place Sur le docte sommet du tousjours-verd Parnasse. Ainsi dis-je à par-moy. Or, Sire, en attendant Que j'aille Ion beau nom par le Monde espaudant, Je chante le berceau de la terre nouvelle, Gomme un doux avant-jeu d'une chanson si belle,

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