QUE L'ON JETTE CES LYS
Que l'on jette ces lys, ces roses éclatantes, Que Ton fasse cesser les flûtes et les chants Qui viennent raviver les luxures flottantes A l'horizon vermeil de mes désirs couchants.
Oh I ne me soufflez plus le musc de votre haleine, Oh ! ne me fixez pas de vos yeux fulgurants, Car je me sens brûler, ainsi qu'une phalène, A l'azur étoile de ces flambeaux errants.
Oh 1 ne me tente plus de ta caresse avide,
Oh ! ne me verse plus Tenivrante liqueur
Qui coule de ta bouche — amphore jamais vide —
Laisse dormir mon cœur, laisse mourir mon cœur.
Mon cœur repose, ainsi qu'en un cercueil d'érable,
Dans la sérénité de sa conversion ;
Avec les regrets vains d'un bonheur misérable.
Ne trouble pas la paix de l'absolution,
(Les Syrtes,)
224 POÈTES d'aUJOUHu'iUîI