‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 124 sur 202 · UNE JEUNE FILLE PARLE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE FILLE PARLE

Les fenouils m'ont dit : Il t'aime si Follement qu'il est à ta merci ; Pour son revenir va t'apprôter.

— Les fenouils ne savent que flatter I Dieu ait pitié de mon âme.

Les pâquerettes m'ont dit : Pourquoi

Avoir remis ta foi dans sa foi ?

Son cœur est tanné comme un soudard.

— Pâquerettes, vous parlez trop tard I Dieu ait pitié de mon âme.

Les sauges m'ont dit : Ne l'attends pas, Il s'est endormi dans d'autres bras.

— O sauges, tristes sauges, je veux Vous tresser toutes dans mes cheveux...

Dieu ait pitié de mon âme.

{Poésies, 1886- j8g6: Le Pèlerin Passions

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