‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 125 sur 202 · SŒUR DE PHÉBUS CHARMANTE · texte numérisé non relu

SŒUR DE PHÉBUS CHARMANTE

Sœur de Phébus charmante, Qui veilles sur les flots, je pleure et je lamente, Et je me suis meurtri avec mes propres traits. Qu'avais-je à m'enquérir d'Eros, fils de la terre ! Eros, fils de Vénus, me possède à jamais.

Guidant ta course solitaire.

Lune, tu compatis à mon triste souci.

Lune, je le sais, non, tu n'as pas, vénale, A Pan barbu livré ta couche virginale,

23o POÈTES d'aujourd'hui

Mais les feux doux-amers te renflammant aussi Par les yeux d'un berger dans sa jeunesse tendre. Sur le mont carien tu as voulu descendre.

De ta douce lueur, ô Phébé, favorise Ma plaintive chanson qu'emporte au loin la brise. Et fais que mes soupirs, de l'écho répétés.

Etonnent la frayeur des antres redoutés.

[Poèmes, 1886- j8g6: Enone an clair visacfe.)

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