RUINES
A Maurice NicolU,
L*illnstre ville meurt à l'ombre de ses murs ;
L'herbe victorieuse a reconquis la plaine ;
Les chapiteaux brisés saignent de raisins mûrs.
Le barbare enroulé dans sa cape de laine
Qai paît de l'aube au soir ses chevreaux outrageux
Foule sans frissonner l'orgueil du sol Hellène.
Ni le soleil oblique au flanc des monts neigeux. Ni l'aurore dorant les cimes embrumées Ne réveillent en lui la mémoire des dieux.
Ils dorment à jamais dans leurs urnes fermées Et quand le buffle vil insulte insolemment La porte triomphale où passaient des armées,