JEAN-ARTHUR RIMBAUD
Jean-Nîcolas-Arthur Rimbaud est né le 20 octobre i854, à Charleville (Ardennes), dans la maison de son grand-père maternel, Nicolas Cuif, où il passa ses quinze premières années. Fils d'officier — son père était capitaine au 4?® de ligne — sa jeunesse s'écoula dans Tintimité de la famille (un frère et trois sœurs dont Tune mourut jeune), sous l'œil parfois sévère d'une mère « bourgeoise et paysanne, de devoir autoritaire, religieuse, économe, rigoureuse dans ses principes d'honnêteté propriétaire et impitoyable sur le chapitre de la discipline... »
Son adolescence fut orageuse. Â peine les années de collège terminées, un soir de septembre 1870, après avoir rimé ses premiers vers, il s'enfuit de la maison maternelle et file sur Paris. Réintégré au doipicile natal, après maintes pérégrinations, il se dérobe de nouveau, descend la vallée de la Meuse, gagne Charleroi. Il vagabonde et marque cette période de poèmes qu'on lira plus tard dans ses œuvres — tels le Buffet, Le Dormear da Val, Ma bohème. De retour à Charleville — d'octobre 1870 à février 1871, — il rime Les Effarés^ Les Poètes de sept ans y les Pauvres à V Eglise , Les Premières Communions, Accroupissements, puis d'autres pièces aujourd'hui disparues. Les mains de Marie' Jeanne, Les Veil" leurs, Les Douaniers, Nostalgique d'on ne sait quelle cité,
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