DIALOGUE
« O les enfants ouvrant leurs clairs yeux a^andis Que nous fûmes nag'uère au seuil blanc des années t
— Viens : les fleurs de l'Avril à jamais sont fanées. Et les regrets de Taube aggravent les midis.
— Ah ! laisse-moi, ce jour encor, songer en larmes Devant le lointain bleu qui fut notre horizon t Vois les bosquets d'antan et la blanche maison...
— Entends, entends plutôt, là-bas, ce'grand chocd'armesf
Debout, viens î Le cri d'or des clairons nous convie
Au combat héroïque et fatal de la vie !
Quand sonne au loin l'espoir, pourquoi nous souvenir?
— Je veux rêver. — Le rêve est vain. Vois l'aile immense De la Gloire passer au fond de l'avenir !
Viens! — Oh ! les jours dorés et calmes de l'enfance I »
(La Maison de V enfance J)
FERNAND GREGH 03