‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 39 sur 202 · A. -FERDINAND HEROLD · texte numérisé non relu

A. -FERDINAND HEROLD

Tandis qu'au ciel, gai d'un crépuscule changeant, Les sidérales fleurs s'enlr ouvrent une à une.

Là sourd et s'agrandit, parmi l'herbe opportune, Une fontaine dont la Naïade, nageant, Rit et, charmeuse, endort d'un murmure indulgent La Satyresse blonde et la Dryade brune.

Et voici que, joyeux du beau soir, un berger Dont la flûte soupire un air frêle et léger A quitté le penchant parfumé des collines,

Auprès de l'onde, il a frémi d'un doux frisson Et, les yeux éblouis des dormeuses divines 11 s'arrête, oublieux de finir sa chanson.

[Iniermède pastorat.)

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