‹ Poètes d'aujourd-hui, 1880-1900Chapitre 47 sur 202 · LE VIEUX VILLAGE · texte numérisé non relu

LE VIEUX VILLAGE

A André Gide.

Le vieux village était rempli de roses

et je marchais dans la grande chaleur

et puis ensuite dans la grande froideur

de vieux chemins où les feuilles s'endorment.

puis je longeai un mur long et usé;

c'était un parc où étaient de grands arbres,

et je sentis une odeur du passé,

dans les grands arbres et dans les roses blanches.

Personne ne devait l'habiter plus...

Dans ce grand parc, sans doute, on avait lu...

Et maintenant, comme s'il avait plu,

les ébéniers luisaient au soleil cru.

Ah ! des enfants des autrefois, sans doute, s'amusèrent dans ce parc si ombreux. ..

On avait fait venir des plantes rouges des pays loin, aux fruits très dangereux.

Et tout s*endort dans la grande chalear.. .

Les noyers noirs pleins de g^rande froideur... Personne là n*habite plus...

Les ébéniers luisent au soleil cru,

{De V Angélus de l'Aube à V Angélus da Soir.)

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